Le calvaire des malades chroniques

Elwatan; le Mardi 7 Fevrier 2012
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Dans certaines localités de haute montagne, la couche au sol a atteint 1,50 m rendant impossible tout déplacement. Assurer des urgences médicales pour les malades dans ces conditions  n’est pas chose aisée. Au village Aït El Karn, dans la région de Bouzeguène, une femme souffrant d’insuffisance rénale a été évacuée dimanche à dos d’homme, sur 3 km, jusqu’au lieudit Sidi Addelouhab, avant d’être transportée à bord d’un véhicule tout-terrain appartenant à un particulier vers l’hôpital d’Azazga, distant de 25 km, pour une séance de dialyse. «Elle était dans un état critique.

On était obligés de l’évacuer par nos propres moyens. Pour ce faire, nous avons fait appel à une pelleteuse pour dégager la route. La femme, sexagénaire, devait se présenter à l’unité d’hémodialyse de l’hôpital d’Azazga trois jours auparavant, mais elle n’a pu le faire en raison des routes bloquées par la neige», témoigne un citoyen de la région de Bouzeguène.
A Akbil, dans la daïra de Aïn El Hammam, l’APC a réquisitionné un véhicule tout-terrain pour transférer des patients sous dialyse vers les hôpitaux du chef-lieu et de Tizi Ouzou, nous a précisé hier le maire de cette localité rurale. «Les cas ordinaires ont été pris en charge à la polyclinique d’Akbil où deux médecins et deux infirmiers assurent une permanence.»

A l’hôpital d’Azazga, 18 malades, qui suivent des soins à l’unité d’hémodialyse, ont été gardés sur place depuis vendredi, pour leur éviter les déplacements, a-t-on appris. Mise en service en 2005, cette unité assure la couverture sanitaire des populations des communes d’Acif El Hammam, Azeffoun, Bouzeguène, Fréha, Iloula, Mekla, Zekri et Yakourène.  Selon la directrice de l’hôpital,  les séances de dialyse se sont déroulées normalement : «Nous avons pris nos dispositions depuis jeudi en aménageant des lits aux services des urgences et hémodialyse. Les malades sont pris en charge dans de bonnes conditions.

En raison de la neige, des parturientes n’ont pas pu rentrer chez elles. Le service de gynécologie est débordé. Pour assurer la continuité du travail, des moyens de transport ont été mis à la disposition du personnel médical résidant en dehors d’Azazga, et ce, en collaboration avec l’APC.»  Au CHU Nedir de Tizi Ouzou, le service d’hémodialyse a fonctionné normalement, a indiqué le professeur Ziri, qui fait état d’une couverture médicale «exceptionnelle» pour faire face à l’afflux des malades depuis samedi dernier.
 

Categorie(s): actualité

Auteur(s): Ahcène Tahraoui

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