Les métiers traditionnels du bâti : Réussir les opérations de rénovation du patrimoine

Elwatan; le Lundi 18 Novembre 2013
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Un premier Colloque international sur «Les métiers traditionnels du bâti et la valorisation du patrimoine architectural» a été organisé à l’université des sciences et de la technologie Mohamed Boudiaf d’Oran, les 17 et 18 novembre. Près de 200 participants originaires de plusieurs pays, notamment le Maroc, le Portugal, l’Espagne, l’Italie et la France ont participé à cet événement caractérisé par des interventions pluridisciplinaires mais pratiques, regroupées en trois types d’ateliers : réhabilitation, formation et matériaux et technologies de la construction. Ces détails avaient été communiqués à l’hôtel Royal par les organisateurs représentant l’association SDH, la faculté de génie civil et d’architecture (USTO) ainsi que l’Institut français d’Oran (IFO).

En sa qualité d’architecte et président du comité scientifique du colloque, A. Benamar était intervenu sur les aspects techniques de la manifestation, notamment sur la pertinence des thématiques développées. «Le projet présenté par SDH à l’ambassade de France a tout de suite trouvé un écho favorable grâce au chapitre ‘‘aide au développement et à l’accompagnement de la société civile’’», a indiqué Gaétan Pallan, directeur de l’IFO, avant d’expliquer que l’Etat français, par le biais de sa représentation diplomatique, dispose d’un «fonds social de développement, un fonds spécial pour le soutien des propositions de projets émanant de la société civile». Hormis l’annonce de la présence au colloque du consul général de France à Oran, le directeur de l’IFO a aussi rappelé le concept de coopération décentralisée qui lie Oran à la ville de Bordeaux.

A la tête de SDH, Kamel Bereksi a développé, quant à lui, l’aspect politique de l’événement, c’est-à-dire son impact concret sur les décisions à venir, car des recommandations précises seront remises aux pouvoirs publics à l’issue des rencontres. Il a souligné l’importance qu’il y a à préserver un patrimoine multiculturel faisant partie dans toutes ses composantes de la richesse nationale.
Le président de SDH a également rappelé la forte présence d’intervenants nationaux avec un clin d’œil à la ville de Constantine (4 communicants) où, selon lui, un travail intéressant a été effectué. Oran est également concernée par un projet de réhabilitation de 800 immeubles datant de l’ère coloniale, une opération d’envergure confiée à des compétences étrangères, suite, dit-il, à l’échec des tentatives locales, en raison de leur manque d’expérience intimement liée à la motivation qui a présidé à l’initiative du colloque, la problématique de l’indisponibilité à Oran, et par extension en Algérie des savoir-faire artisanaux pour la prise en charge optimale du patrimoine ancien.
 

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