Maison de la culture Mouloud Mammeri (Tizi Ouzou) : Journée d’étude sur l’œuvre de Saïd Boulifa

Elwatan; le Jeudi 8 Octobre 2015
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Placée sous le thème «Boulifa, précurseur de la recherche anthropologique et linguistique sur sa société», cette journée sera marquée par des conférences qui seront animées par trois grands chercheurs universitaires, dont Saïd Chemakh, docteur en linguistique Berbère qui parlera de «L’oeuvre de Boulifa : histoire, poésie et enseignement», Salem Chaker, docteur en lettres, spécialiste de linguistique berbère, qui donnera une communication sous le thème «Boulifa, le précurseur des études berbères», et Hacène Halouane, docteur en lettres françaises qui animera une conférence intitulée «Boulifa, précurseur de la cause Amazighe», ajoute le même document.

Younès Boulifa, petit neveu de Saïd Boulifa sera également présent à cette journée d’étude pour apporter un témoignage sur son grand oncle. Parallèlement à ces communications, il est prévu une exposition sur la vie et l’oeuvre de Si Amar Ou Saïd Boulifa, élaborée par l’association culturelle Issegh de Souamaâ et la réalisation d’un portrait de Si Amar Ou Saïd Boulifa, par l’Ecole régionale des beaux -arts d’Azazga, a-t-on ajouté. Cette rencontre sera clôturée par un déplacement vers la maison, où Saïd Boulifa avait vu le jour aux années 1860, sise au village Adeni, relevant de la commune d’Irdjen (daïra de Larbaâ n’Ath Irathen).

Si Amar Ou Said Boulifa a entamé ses études en 1875, à Tamazirt, dans la première école ouverte en Kabylie. Vers 1890, il décroche le diplôme d’instituteur après une formation à l’école normale de Bouzaréah (Alger), il suivra également des études en linguistique, sociologie et histoire au niveau de la faculté des lettres d’Alger.

Il est l’auteur de plusieurs ouvrages, d’une grande valeur historique, entre autre, Une première année de langue kabyle (dialecte Zouaoua), destiné à l’usage des candidats à la prime et au brevet de kabyle, (Alger 1897), suivis de Méthode de langue kabyle (cours de deuxième année), (Alger 1913). Il a également écrit Recueil de poésies kabyles, Texte Zouaoua traduit, annoté et précédé d’une étude sur la femme kabyle et d’une notice sur le chant kabyle (airs de musique), Alger 1904, L’Inscription d’Ifigha , (in Revue archéologique juillet-décembre 1909), Le Djurdjura à travers l’histoire depuis l’Antiquité jusqu’en 1830 : organisation et indépendance des Zouaoua (Grande Kabylie), (Alger 1925), et Mémoire sur l’enseignement des indigènes de l’Algérie, (in Bulletin de l’enseignement des indigènes, Alger, Jourdan, 1897).

Il est l’un des premiers algériens à élaborer des méthodes d’enseignement de la langue berbère. Deux siècles après, ce qui est sauvegardé de ses œuvres est toujours d’actualité pour les linguistes et les pédagogues. Le mérite de Si Amar Ou Saïd Boulifa revient aussi au fait d’avoir sauvé d’une déperdition certaine  des textes littéraires d’une grande valeur, relève le communiqué de la direction de la culture.

 

Categorie(s): culture

Auteur(s): APS

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