Malek Dardour. P.-DG de Henkel Algérie : «Commencer avec un leader national était un avantage pour nous»

Elwatan; le Mercredi 15 Octobre 2014
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-Quel regard portez-vous sur le marché des détergents en Algérie ?

C’est un marché en forte croissance, très dynamique et compétitif. De nombreuses multinationales opèrent sur le marché et beaucoup de sociétés algériennes se développent dans ce créneau. C’est aussi un marché où les consommateurs sont très exigeants. Chaque intervenant se doit, par conséquent, d’assurer une amélioration continue de ses produits, de son offre et de ses formules. Je peux dire aussi que Henkel Algérie a beaucoup contribué au développement de ce secteur.

-Justement, comment Henkel Algérie a réussi à s’imposer en tant que leader sur un marché que vous qualifiez de très compétitif ?

Il ne faut pas oublier que nous avons commencé notre activité en 2000, avec une entreprise nationale qui était déjà leader, en l’occurrence l’ENAD, et avec une marque emblématique qui est Isis. Ce que nous avons fait, c’est moderniser cette marque tout en lui donnant son authenticité algérienne. Nous avons ainsi concilié la qualité internationale Henkel et les attentes de la ménagère algérienne en fonction de son pouvoir d’achat. Ensuite, nous avons développé plusieurs secteurs par rapport à ce que la concurrence offrait sur le marché. Nos concurrents ont été toujours pris de court, parce que Henkel ne se contente pas d’être n°1, mais innove toujours.

-Vous dites que vous êtes n°1 sur le marché, mais vous ne voulez pas nous révéler vos parts de marché. Pourquoi ?

C’est parce que je veux rester prudent et ne pas annoncer des chiffres qui pourraient être un jour contestés. Ce qui est sûr, c’est que nous sommes, de loin, leaders sur le marché et nous avons réalisé, cette année, une croissance à deux chiffres.

-Le groupe Henkel avait l’intention, il y a quelques années, de lancer un autre projet en Algérie, à Bouira, dans une activité autre que les détergents. Ce projet n’a finalement pas abouti. Peut-on en connaître les raisons ?

Effectivement, c’était un projet pour la réalisation d’une usine de fabrication d’adhésifs. Il se trouve que nous avons eu, par la suite, d’autres opportunités et des priorités. Nous avons décidé de recentrer les investissements autour de notre principal métier, à savoir les détergents. C’est une priorité pour le groupe et nous l’avons développée en allouant 2,5 milliards de dinars d’investissements sur les usines de Reghaïa et Chelghoum Laïd. C’est un montant qui est, de loin, supérieur à tout l’investissement qui aurait été lancé à Bouira. Et je pense que c’est une décision raisonnable que de continuer à développer ce que nous avons entrepris depuis maintenant 14 ans.

-Comment le climat des affaires est-il perçu aujourd’hui par le groupe en Allemagne ?

Nous sommes dans un pays qui nous a adoptés et bien accueillis. Nous nous développons dans un climat économique spécifique au pays, mais nous nous sommes adaptés aux directives des pouvoirs publics. Nous respectons toutes les décisions prises dans ce domaine et nous continuerons à le faire. Aujourd’hui, je peux dire que le climat des affaires en Algérie est favorable et nous permet de nous développer.

Categorie(s): economie

Auteur(s): Lyes Mechti

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