Maroc : Coût de la vie en hausse et insuffisance de liquidités bancaires

Elwatan; le Samedi 22 Decembre 2012
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Cet organisme a relevé, dans sa note relative à l’indice des prix à la consommation, que les variations enregistrées pour les produits non alimentaires vont d’une baisse de 16% pour les communications à une hausse de 6,1% pour l’enseignement. En outre, l’indice des prix à la consommation a enregistré, au cours du mois de novembre dernier, une baisse de 0,1% par rapport au mois d’octobre 2012 suite à la baisse de 0,2% de l’indice des produits alimentaires et de la hausse de 0,2% de l’indice des produits non alimentaires.

Les baisses des prix des produits alimentaires touchent particulièrement les légumes avec 3,4% et le lait, fromage et œufs avec 0,8%, alors que les prix ont augmenté de 2,9% pour les poissons et fruits de mer et de 0,7% pour les huiles et graisses.
Dans ce contexte, a précisé le HCP, l’indicateur d’inflation, qui exclut les produits à prix volatiles et les produits à tarifs publics, aurait connu au cours du mois de novembre dernier une hausse de 0,2% par rapport au mois  d’octobre 2012 et de 1,2% par rapport au mois de novembre 2011. Par ailleurs, le déficit des liquidités bancaires s’est creusé à plus de 10 milliards de dirhams (1 euro = 11 DH environ) au cours du 3e trimestre 2012 par rapport à la fin du trimestre précédent, passant de 62,4 MDS à 73,2 MDS, selon les chiffres de la Banque centrale marocaine, publiés dans son dernier rapport sur la politique monétaire. Un déficit imputé aux opérations en devises, à l’origine d’une ponction de liquidité de 7,3 Mds.

On assiste d’ailleurs à la poursuite du rythme accéléré des achats de devises par les banques commerciales auprès de la BAM, à hauteur de 18 Mds, partiellement compensé par le reflux des billets de banque étrangers qui a atteint 10,7 Mds. La BAM souligne que les retraits nets de la monnaie fiduciaire ont atteint 5 Mds, alors que les opérations du Trésor ont contribué au rétrécissement des trésoreries bancaires pour près de 5,2 Mds. Pour faire face au manque de liquidités bancaires, le royaume chérifien a lancé, début décembre, un emprunt obligataire sur le marché financier international d’un montant de 1,5 milliard de dollars. Autre inquiétude : le déficit budgétaire devrait atteindre 5,6% du PIB fin 2012 contre 6,2% en 2011, a indiqué la semaine derrière le ministère des Finances.

Le gouverneur de la Banque centrale, Abdellatif Jouahri, a surtout relevé le montant des dépenses liées à la caisse de compensation : «près de 55 milliards de dirhams» (4,9 Mds d’euros), contre 32 Mds de dirhams (2,86 Mds d’euros) prévus dans le budget 2012. Cela «pèse nécessairement» sur le déficit.
La Caisse de compensation assure la subvention des produits de première nécessité ainsi que des produits pétroliers. Dans le budget 2013, son montant est estimé à 40 Mds de dirhams. Afin de limiter l’explosion de son coût pour 2012, le gouvernement islamiste avait annoncé en juin une hausse de 20% des prix de l’essence.
La croissance de l’économie marocaine ne dépasserait pas les 3% cette année, avant de rebondir l’an prochain entre 4 et 5%, selon le gouverneur. L’inflation, après 1,2% en 2012, devrait rester mesurée en 2013 (1,7%), selon lui.
 

Categorie(s): economie

Auteur(s): H. L.

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