Médéa et Blida . La situtation loin d’être maîtrisée

Elwatan; le Mercredi 8 Fevrier 2012
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Déjà à l’heure actuelle, la situation ne semble pas maîtrisée. Les robinets sont toujours à sec dans plusieurs communes dont Médéa, Ouzera et Si El Mahdjoub. Le gaz butane, le pain et le lait manquent cruellement. Ces pénuries ne cessent de provoquer de longues chaînes au chef-lieu de wilaya et ailleurs.  Les cités universitaires ne sont pas bien approvisionnées en vivres et en eau potable, ce qui a poussé plusieurs étudiants à retourner chez eux. Ainsi, l’université de Médéa est pratiquement désertée. Hier à 18h, la neige était de retour sur le Titteri, notamment à Ouzera. «Déjà comme ça, nous manquons de quoi manger. Le pain et le lait sont devenus un luxe pour nous. Le retour de la tempête de neige nous fait craindre la complication de la situation», insistent des habitants de la localité de Ouzera. Et de poursuivre : «Nous espérons que les autorités arrivent à prendre les précautions nécessaires dès le lancement d’un bulletin météorologique spécial.»  

Même préoccupation à Blida, surtout au niveau des hauteurs. A Sidi El Kebir, à quelques kilomètres de la ville des Roses, on craint la crue de l’oued, ce qui n’est pas sans conséquence sur les nombreuses familles qui habitent le bidonville situé à quelques mètres de là. Ce phénomène concerne aussi les habitations précaires qui bordent l’oued Beni Azza, entre Blida et Ouled Yaïch. A Chréa, la situation s’est améliorée et le courant a été rétabli après plusieurs jours de coupure. Mais tant que la RN37 menant Chréa à Blida demeure toujours fermée, en dépit des travaux de déneigement effectués, cela pénalise encore les habitants de Chréa. «Nous espérons que les intempéries annoncées ne vont pas nous isoler encore une fois. Les autorités locales doivent tirer la leçon. Cinq jours d’isolement, c’est quand même trop.»  

 

Categorie(s): actualité

Auteur(s): Mohamed Benzerga

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