Médéa : le vol, un fléau inquiétant

Elwatan; le Dimanche 23 Decembre 2012
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L’auteur de l’acte était «grillé» à cette époque, il était mis en quarantaine et ses parents se cachaient de honte pour avoir failli à l’éducation de leur enfant. Malheureusement, ces valeurs fondamentales ont été perdues de vue de nos jours, où l’on constate le manquement du rôle primordial de la cellule familiale pour ce qui est de l’éducation des enfants. Des ados livrés à eux-mêmes à des heures tardives de la nuit, à l’insu de leurs parents, troublant la tranquillité des habitants. Ils sont les plus exposés aux tentations de tous les vices, en particulier le vol dans toutes ses formes qui peut dégénérer à d’autres crimes aussi dangereux.

Ceux qui sont tombés dans ce piège ne peuvent s’en sortir facilement, ils récidiveront plusieurs fois sans craindre la prison. Car cette catégorie est fragile et inconsciente, qui agit parfois sous l’effet des drogues et des psychotropes, sans mesurer la gravité de l’acte commis. Ils sont aveuglés par le diktat des habitudes lucratives pour goûter au plaisir de la vie du luxe, tel que les gadgets électroniques, etc.                                                                                                                    

Les statistiques périodiques des services de sécurité de la wilaya de Médéa (gendarmerie et police) sont alarmantes devant la montée vertigineuse des vols, délits placés en tête du classement après les violences et les agressions dans l’ex-Titteri. Dernièrement, un vol s’est produit dans un lieu de culte, au village de Bouchrahil, à 60 km du chef-lieu de wilaya. Quatre jeunes délinquants, dont l’âge oscille entre 17 et 23 ans, ont pénétré de nuit par effraction à la mosquée Benbadis pour dérober la modique somme de 30 000 DA, fruit de la collecte de la zakat destinée aux pauvres de la bourgade.

Là, le phénomène est à son comble, inexplicable et injustifiable, qui a laissé les habitants du patelin abasourdis et choqués, ils ne s’imaginaient pas qu’une telle chose puisse se produire dans un lieu respectable, «Beit Rabi» (la maison de Dieu), consacré au recueillement et la prière. Les quatre malfrats, qui ont commis le vol, n’avaient rien de truands avérés dans le village. C’est simplement la conséquence de la disparition de repères et de notions éducatives dans le milieu familial et scolaire, contrairement à autrefois.
Les causes sont multiples, l’une d’elle peut être la traduction d’un mal profond résultant de la situation socio-économique déplorable dans laquelle se débat la cellule familiale.

L’amplification de ce fléau, au sein de la population juvénile est un mal de vivre aussi sociopsychologique digne de recherches profondes et sérieuses par les services compétents pour le contrecarrer, car la répression à elle seule ne peut réussir à l’endiguer.
 

Categorie(s): actu centre

Auteur(s): Abdelkader Teta

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