Mémoire palestinienne

Elwatan; le Dimanche 16 Mai 2010
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A suivre de très près les différentes déclarations de dirigeants occidentaux, Israël pose aujourd'hui un très sérieux problème. Il ne s'agit pas de son existence, mais de sa politique à l'égard des Palestiniens et des Arabes d'une manière générale.
Bien entendu, cela n'est pas dit explicitement, mais le propos est clair. Il en est ainsi des Etats-Unis qui ont déclaré, pour la première fois depuis soixante ans, que la politique israélienne mettait en danger leurs intérêts nationaux.
C'est ce qui a amené la première puissance mondiale à soutenir des pourparlers de paix, tout en s'engageant à garantir la sécurité d'Israël. Il reste que chaque déclaration israélienne constitue un pas en arrière, en tout cas suffisamment pour éloigner toute perspective de paix, et ce n'est pas en inventant de nouvelles menaces qu'Israël crédibilisera sa démarche. Car les Palestiniens n'ont pas renoncé à tous leurs droits, et d'ailleurs rien, ni l'exil ni l'extrême misère enfin rapportée par des organisations internationales, n'a altéré leur sentiment nationaliste.

Et le point de départ de cette violence qui leur est faite, c'est la Nakba, cette catastrophe induite par la création d'Israël le 15 mai 1948, sur la base d'une résolution de l'ONU, en fait une conspiration internationale. Et celle-ci, à vrai dire, n'a pas changé de nature. Israël mène en toute impunité sa politique d'agression et d'occupation des territoires palestiniens et arabes. C'est aussi la totale violation des lois et conventions internationales, ou encore ce qu'on appelle communément les lois de la guerre, obligeant la puissance occupante à respecter les zones d'habitation civile, ainsi que l'intégrité géographique des territoires occupés. Ou encore, ne pas utiliser des armes prohibées, comme les bombes au phosphore blanc utilisées lors de l'agression contre Ghaza en janvier 2009.
Ceci dans le cas où le mot guerre est approprié, ce qui n'est pas le cas, car la guerre a ses propre lois, et dans tous les cas de figure, il y a ce qu'on appelle la symétrie des moyens qui n'existe en aucun cas dans la question palestinienne.

Categorie(s): edito

Auteur(s): Mohammed Larbi

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