Mercuriale : Quand la neige enflamme les prix

Elwatan; le Dimanche 12 Fevrier 2012
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Les prix des fruits mais surtout les légumes ont pratiquement doublé. Cette situation invivable pour le commun des algériens risque, selon des commerçants, de durer encore quelques jours mais finira sans doute par se stabiliser.

Rencontré au marché Clauzel au centre d’Alger, Mohamed, commerçant, nous fait part son diagnostique.

 

La marchandise est réduite de 50%

Contacté par nos soins, M.Mustapha Achour président de l’Union nationale des marchés de gros des légumes et fruits affiliée à l’Union générale des commerçants et artisans algériens  (Ugcaa) estime que la quantité de la marchandise écoulée sur le marché a diminué d’environ 50% depuis le début des intempéries.
Selon lui les prix seront plus abordables dans quelques jours mais il faut tout de même attendre la fin du mois de février pour avoir une meilleure récolte. «La période allant du 15 décembre au 15 février est traditionnellement peu rentable pour le secteur de l’agriculture. A  la fin du mois le rendement devra augmenter d’environ 80% », a-t-il expliqué.
M.Mustapha Achour n’a pas manqué de fulminer sa colère contre certains citoyens qui, par leurs comportements spéculatifs, stimulent la flambée des prix et même la pénurie de certains produits. «Les gens achètent le double de leurs besoins. Ils devraient rompre avec la culture des réserves et apprendre à patienter quelques jours car le marché finira par se stabiliser», a-t-il suggéré.

C’est toujours cher

Certains par contre ne ressentent même pas cette flambée tant ils ont toujours vécu avec. Leur pouvoir d’achat est continuellement inférieur aux prix pratiqués sur le marché.
 
Rencontré devant un étal où les haricots verts se vendaient 350da/le kilo, une dame d’un âge avancé passa le regard sur les plaques affichant les prix avant de décider de se suffire d’un demi kilo de carottes.

Si cette vielle dame a pu s'acheter quelques provisions, d'autres, aux maigres revenu, rentrent chez eux le panier vide. Mais, les plus démunis, c'est dans les poubelles qu'ils cherchent de quoi de nourrir. 

Toutefois, les prix des légumes et fruits ne sont pas les seuls à avoir augmenté. Des commerçants en quête des moindres occasions de gain ont même procédé à l’augmentation des prix de certains accessoires vestimentaires tels les bonnets, les gans et autres.

Categorie(s): actualité

Auteur(s): Mina Adel

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