Mohamed Abdellaoui. Président de l’APC d’El Biar : «La station de bus du centre-ville sera délocalisée»

Elwatan; le Samedi 16 Novembre 2013
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- Quelles sont les priorités de votre équipe ?
 

Notre priorité, c’est l’environnement et l’entretien de la ville pour que celle-ci soit la plus propre. Nous donnons un coup de main à NetCom avec nos moyens (4 bennes tasseuses, 6 camions à benne, plus deux rétrochargeurs). En plus, nous avons une convention avec une entreprise privée pour l’enlèvement des gravats et ordures à raison pratiquement de deux rotations par jour. Notre projet, c’est le tri d’ordures. C’est une idée qui a germé durant le précédent mandat. J’essaie de la mûrir et de la finaliser. J’ai entrepris des contacts avec des entreprises étrangères. Nous pouvons concrétiser ce projet dans le cadre de l’Ansej. J’ai connu deux jeunes investisseurs qui ont bénéficié de crédits. J’envisage de travailler avec eux. Le budget consacré à l’environnement est de 6 milliards de centimes par an. Je vous signale aussi le recrutement de 40 agents de voirie. Mais avant d’aller vers le tri sélectif, il importe de sensibiliser la population. J’ai fait une campagne de sensibilisation dans les écoles et même du porte-à-porte, mais malheureusement l’effet n’est pas assez concluant. Nous avons toujours des points noirs d’ordures, comme à Ali Khodja et Mohamed Chaâbane. Ni les citoyens ni les commerçants ne jouent malheureusement leur rôle.

 

- Quels sont les projets en vue déjà concrétisés par votre APC ?
 

El Biar est une ville urbanisée. Nous ne disposons même pas d’un centimètre pour réaliser des projets. Notre projet des 100 locaux a été concrétisé à Beni Messous. Nous avons construit 82 locaux. Nous  sommes à 90% du taux de réalisation. Le projet a pris du retard. Dieu merci, il s’est réalisé. Les commissions travaillent sur les listes. On a pu réaliser une crèche à la rue Taleb Messaoud (ex-Carnet). Elle n’est pas encore ouverte, car il nous reste à installer les équipements. On a trouvé également un terrain pour réaliser une bibliothèque à Birtraria. Le cahier des charges est passé à la commission des marchés, il nous reste à lancer l’appel d’offres. Le stade communal a été réalisé depuis longtemps. Nous sommes en train de réaliser un grand parc automobile, situé  sur la RN36, on y délocalisera les ateliers de tôlerie, de mécanique, etc. Je suis en train d’éradiquer les classes en préfabriqué dans les écoles primaires. Nous avons démoli l’école Kheireddine à la rue colonel Benslimane. L’entreprise est sur place. Un budget de 100 millions de dinars est alloué à l’opération. Le projet a démarré il y a 6 mois.

 

- Le siège de l’état civil, belle demeure néomauresque, reçoit des centaines de citoyens par jour.  Avez-vous pensé à délocaliser les services ?
 

Les gens suffoquent à l’intérieur du siège. Le siège, qui est certes un bel hôtel de ville, est trop exigu, nous sommes à l’étroit. Nous recevons actuellement une moyenne de 1100 citoyens par jour. Tous les registres d’état civil sont informatisés. Nous avons 16 000 actes de naissance. Il y a deux cliniques (publique et privée) qui nous envoient les livrets. Nous avons une moyenne de 5000 naissances. On a pu construire deux bâtiments, l’un sur la RN36 et l’autre à la rue Mustapaha Khalef pour désengorger un peu le siège. Dans le bâtiment situé en face de la faculté de droit, nous disposons d’une annexe, du service de l’urbanisme et de celui des moyens généraux. Dans celui de Mustapha Khalef, il y a les directions des affaires sociales et des finances, etc. Il nous reste à prendre en charge le volet état civil. Nous pensons à délocaliser ce service et ne garder dans le siège que l’exécutif et le secrétaire général.

 

- L’autre problème qui se pose est celui des embouteillages…
 

J’ai posé ce problème dans mille et une réunions de la wilaya et de la wilaya déléguée (Bouzaréah). Tout le flux rentrant d’Alger passe par la placette. Il faut, pour régler ce problème, d’autres sorties, mais cela s’avère impossible vu la forte urbanisation de la ville. Si la décision me revenait, j’aurais proposé deux solutions. La première est la réalisation d’une trémie à la place Kennedy. L’étude serait en cours au niveau des travaux publics. La deuxième solution est de renforcer le transport urbain et suburbain dans cette partie de la ville. Dernièrement, j’ai même entendu parler d’un parking sur la place. Je dois signaler que les bus qui encombrent l’entrée du centre-ville devront sortir. Le terminus, situé non loin du centre, sera délocalisé à la faveur de la réalisation d’une station au rez-de-chaussée du parking de 800 places en construction en face de la faculté de médecine (Chateauneuf). La direction des transports est à pied d’œuvre pour réaliser le projet qui avance bien. Mais je suis toutefois sceptique, le problème sera juste «déplacé» vers cette partie de la ville qui connaîtra, à son tour, sûrement des bouchons, puisque les bus des étudiants, des transporteurs convergeront au même endroit, déjà trop exigu.  

Categorie(s): alger

Auteur(s): Nadir Iddir

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