Moncef Merzouki. Porte-parole du Congrès pour la République (nationaliste, élitiste) : «La police politique n’a pas été dissoute; on torture à ce jour au ministère de l’Intérieur»

Elwatan; le Jeudi 31 Mars 2011
1


Ceci étant, nous ne les laisserons pas faire. Les Tunisiens n’en veulent pas, et ces tentatives désespérées sont à contre-courant de l’histoire panarabe. Presque tous les pays arabes sont en pleine révolution aujourd’hui. Ce n’est donc pas le moment de faire une contre-révolution en Tunisie. A propos de la prétendue dissolution de la police politique, je n’y crois pas un seul instant. On n’a fait pour l’heure que reconvertir les personnes et les services alors que nous, nous exigeons une véritable épuration, une police républicaine, une police au service du peuple et non d’un régime.

Et évidemment, quand je parle d’épuration cela ne veut pas dire une chasse aux sorcières, qu’on se doit de couper des têtes. Ces gens de la police politique doivent rentrer chez eux, prendre leur retraite. Ceux qui sont trempés dans des crimes, coupables d’actes de tortures doivent naturellement être jugés. Je suis à ce propos pour un processus de réconciliation à la sud-africaine qui passe par la constitution de commissions «vérité-équité». Mais l’actuelle direction de la police doit impérativement céder sa place pour une autre républicaine et démocratique.
 

Categorie(s): reportage

Auteur(s):

Commentaires
 

Vous devez vous connecter avant de pouvoir poster un commentaire ..