Mostaganem : Les communes à la traîne dans la réalisation des projets

Elwatan; le Samedi 16 Novembre 2013
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S’appuyant sur un état des lieux établi par la direction de la planification, le wali a mis en exergue des carences sur l’exécution des Plans de développements communaux (PCD) dont certains datent de l’année 2011. Après avoir attiré l’attention des présidents d’APC des communes côtières sur «les insupportables retards dans le nettoyage des plages et de leur environnement immédiat», le chef de l’exécutif a longuement insisté sur la nécessité de maintenir un état de propreté autant à travers les grandes villes qu’au niveau des moindres petites agglomérations provinciales. Se disant outré par l’état de propreté, il insistera particulièrement sur l’absence d’une décharge destinée à accueillir les déchets solides que des citoyens et des entrepreneurs continuent de déverser sans retenue et de manière sauvage. Le regard rivé sur l’état de consommation des 180 milliards destinés aux PCD, le wali dira sa désapprobation et son étonnement à l’égard des taux de consommation des crédits qui s’élèvent à seulement 22% des enveloppes allouées.

En effet, sur un total de 180 milliards, pas moins 142 milliards attendent d’être consommés, ceci, à seulement 40 jours de la fin de l’exercice. Rappelant que la veille, il venait de signer pas moins de 6 dossiers, il dira sa réprobation de pareilles pratiques qui ne sont pas de nature à «nous aider à obtenir de nouveaux crédits». Appuyé sur ces exemples concrets de mauvaise gestion, le wali signifiera, à l’ensemble des maires et des chefs de daïra, la nécessité d’accélérer la cadence afin d’être au rendez-vous du développement, d’autant, dira-t-il, que la plupart des projets concernent, en premier chef, les besoins des populations. L’exécution des programmes d’aide au logement social et rural a également fait l’objet des critiques du wali qui juge incompréhensible le retard accusé par plus de 5 000 dossiers. Il dira sa préférence à l’octroi d’une aide directe par le versement aux bénéficiaires de la première tranche de 28 millions de cts, invitant les services déconcentrés et les communes à suivre l’état d’avancement des travaux et à verser la seconde tranche de 42 millions dès que les bénéficiaires auront fait un usage approprié de la première tranche.

Cette formule n’a pas été du goût des présents dont certains n’ont pas hésité à dire leur préférence au recours à des entrepreneurs, dont certains ne servent en réalité que d’intermédiaire grassement payés puisqu’un prélèvement 14 millions de cts est opéré sans la moindre contrepartie. En outre, un chef de daïra ainsi que le SG de la wilaya ont tenté de contester le bilan présenté par le chef de l’exécutif, soulignant ne pas disposer des mêmes données. Le secrétaire général de la wilaya a parlé de «lacunes dans la chaîne de transmission», ce à quoi le wali répliquera que les chiffres sont ceux établis par la DPAT qui est «le service qui dispose de l’ensemble des éléments relatifs à la confection des projets, à la gestion des dotations financières et au suivi de leur exécution».          
 

Categorie(s): mostaganem

Auteur(s): Yacine Alim

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