Musique : Le chanteur Da Silva sur les planches du conservatoire d’Oran

Elwatan; le Mardi 7 Fevrier 2012
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D’aucuns du public, le connaissant déjà, étaient venus l’applaudir, tandis que d’autres, le connaissant par ouï-dire, étaient là pour le découvrir. Au final,  l’ensemble du public a quitté la salle du conservatoire avec le sourire aux lèvres, satisfait de la prestation de cet artiste au talent avéré. Tantôt rigolotes tantôt tristounettes, tantôt sensuelles, les chansons de Da Silva ont entraîné le public dans une joyeuse ballade où des paroles parfois impertinentes ont été mêlées à des mélodies doucereuses. Ses chansons racontent tout simplement notre vie quotidienne, celle de tous les jours et de tout un chacun. Il a cette particularité de «croquer» des instants de notre vie et de les mettre en musique… Il sublime aussi dans l’art de décrire, via les chansons, nos tempéraments, nos humeurs et nos sautes d’humeur.

Un artiste en somme qui raconte notre époque, avec ses mots à lui. Da Silva est un chanteur reconnu pour ses talents mais qui continue à faire son petit bonhomme de chemin dans le monde musical, promettant ainsi à ses fans, pour les années à venir, d’autres morceaux de mieux en mieux aboutis. Il a déjà à son actif quatre albums au succès confirmé : «décembre en été» (2005) ; «de beaux jours à venir» (2007) ; «la tendresse des fous» (2009), et le tout dernier «la distance» disponible dans les bacs en cette année 2012. C’est en 2005 que sa carrière balbutiante a démarré, grâce au coup de pouce du chanteur Cali qui lui a fait l’offrande de faire la première partie de ses concerts.

Depuis, le talent avéré de Da Silva lui a constitué son propre public et, en tout état de cause, force est de reconnaître que ce public dépasse les frontières de l’Hexagone. Si les mélodies de Da Silva sont souvent doucereuses, il faut dire que c’est un tout un disque, si on nous passe le jeu de mots, pour ce qui y est des paroles. «La Crise» à titre d’exemple est une chanson sensuelle, frisant l’érotisme, qui encense l’amour, et les rapports existants depuis la nuit des temps entre les hommes et les femmes, tout en tournant en ridicule le monde, artificiel, de l’argent et de la rente. Le public a même eu à fredonner en chœur avec lui le refrain, du reste empli de sensualité.
          

Categorie(s): oran

Auteur(s): Akram El Kébir

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