Nâama : les projets dédiés au monde rural en bonne voie

Elwatan; le Mercredi 26 Decembre 2012
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Dans le cadre du programme sectoriel 2012, plusieurs projets concernant le monde rural sont à l’actif de la Conservation des forêts. S’agissant des actions de proximité, 330 kits solaires ont été distribués cette année au profit des éleveurs des zones reculées. Quant à la protection des périmètres agricoles, maints agriculteurs ont bénéficié de brise-vent, estimés à près de 400 km linéaires et une dotation d’arbres fruitiers, notamment des plants d’oliviers répartis sur 155 ha.

D’autres actions ont été accomplies, à l’exemple de la signalisation et du  bornage délimitant la zone humide classée «Ramsar» du lac Haoud Daïra, ainsi que des opérations de destruction des chenilles processionnaires, effectuées sur 1330 ha. L’ensemble des différents travaux réalisés, nous dira l’un des cadres de la Conservation des Forêts de Naâma, a nécessité 1677 emplois temporaires, représentant 61 375 jours de travail. Pour freiner quelque peu le phénomène de la désertification, assez souvent favorisé par l’activité humaine, la Conservation des forêts a mis sur pied une opération de fixation des dunes. Une expérience assez satisfaisante, selon notre interlocuteur.

Dans ce contexte, 673 d’hectares de terre menacées d’érosion ont bénéficié de plantations pastorales (83 ha), de bandes vertes et  d’autres actions de repeuplement sur des espaces jugés dégradés. A titre préventif, 17 346 m3, nous dit-on, ont concerné la réalisation des travaux de correction torrentielle dans les communes de Asla, Moghrar, Aïn Sefra, Sfissifa et Mecheria. A cela s’ajoute une mise en défens de 20 000 ha, de sorte à permettre une régénération des essences endémiques dont certaines sont en voie d’extinction, tels que l’armoise rouge (Allal) et le saccocalyx (Azir el bel ) mais aussi pour une protection de la diversité biologique, des espaces faunistiques et, par là même, d’enrayer la surexploitation des ressources forestières et sylvo-pastorales.

Toutefois, il est à signaler que plusieurs éleveurs malintentionnés, surpris par la police forestière, ont été présentés au parquet pour des infractions commises sur différentes zones de mise en défens. On nous apprend à ce propos que la mission de la police forestière comportant parfois un danger, s’exerce présentement sans l’armement de service qui n’a pas encore été restitué par la direction ni renouvelé comme prévu. En termes de projets structurants, plusieurs édifices ont été réalisés, comme les deux brigades forestières totalement achevées et les deux pépinières sises à Aïn Sefra et à Naâma, en phase d’équipements, destinées à répondre aux besoins des agriculteurs locaux.

Néanmoins, il reste à finaliser le programme de plantation d’alignement le long des axes routiers par des milliers d’arbres à haute tige. A l’issue de l’entretien, notre interlocuteur semble regretter le manque de moyens humain et matériel pour venir à bout de leur mission. Les 66 agents techniques, tous grades confondus, nous dit-il, ne peuvent suffire pour gérer efficacement un patrimoine forestier de 138 000 ha et une vaste superficie foncière  de 2 951 410 ha.         

Categorie(s): actu ouest

Auteur(s): D. Smaili

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