Oran : Un colloque dédié aux métiers traditionnels du bâti

Elwatan; le Samedi 16 Novembre 2013
81064


Près de 200 participants issus de plusieurs pays, dont notamment le Maroc, le Portugal, l’Espagne, l’Italie et la France, sont attendus à cet événement caractérisé par des interventions pluridisciplinaires mais pratiques regroupées dans trois types d’ateliers : la Réhabilitation, la Formation et, enfin, les Matériaux et Technologies de la construction. Ces détails ont été communiqués récemment à l’hôtel Royal par les organisateurs représentant l’association SDH, la faculté de Génie civil et d’Architecture  (USTO) ainsi que l’Institut Français d’Oran (IFO).

En sa qualité d’architecte et président du comité scientifique du Colloque, A. Benamar  a intervenu sur les aspects techniques de la manifestation dont, notamment, la pertinence des thématiques qui seront développées. «Le projet, présenté par SDH à l’ambassade de France, a tout de suite trouvé un écho favorable grâce au chapitre aide au développement et à l’accompagnement de la société civile», a indiqué Gaetan Pallan, directeur de l’IFO avant d’expliquer que l’Etat français, par le biais de sa représentation diplomatique, dispose d’un «fonds social de développement, un fonds spécial pour le soutien des propositions de projets émanant de la société civile.»

Hormis l’annonce de la présence au colloque du consul général de France à Oran, le directeur de l’IFO a aussi rappelé le concept de coopération décentralisée qui lie Oran à la ville de Bordeaux. A la tête de SDH, Kamel Bereksi a développé, quant à lui, l’aspect politique de l’événement, c’est-à-dire son impact concret sur les décisions à venir car des recommandations précises seront remises aux pouvoirs publics à l’issue des rencontres. Il a souligné l’importance qu’il y a à préserver un patrimoine multiculturel faisant partie, dans toutes ses composantes, de la richesse nationale.

Le président de SDH a également rappelé la forte présence d’intervenants nationaux avec un clin d’œil à la ville de Constantine (4 communicants), là où, selon lui, un travail intéressant a été effectué. Oran est également concernée par un projet de réhabilitation de 800 immeubles datant de l’ère coloniale, une opération d’envergure confiée à des compétences étrangères, suite, dit-il, à l’échec des tentatives locales pour manque d’expérience. Intimement liée à la motivation qui a présidé à l’initiative du colloque, la problématique de l’indisponibilité à Oran, et par extension en Algérie, des savoir-faire artisanaux pour la prise en charge optimale du patrimoine ancien.      

Categorie(s): oran

Auteur(s): Djamel Benachour

Commentaires
 

Vous devez vous connecter avant de pouvoir poster un commentaire ..