Oued El Harrach et lac de Reghaïa : Les usines polluantes menacées de fermeture

Elwatan; le Mercredi 7 Octobre 2015
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La direction des ressources en eau a adressé récemment des dizaines de mises en demeure aux unités qui continuent à déverser leurs rejets industriels dans oued El Harrach et le Lac de Reghaïa (est d’Alger) pour les inciter à se doter de mini-stations d’épuration, a précisé Amirouche Ismaïl. De nouvelles mises en demeure seront envoyées aux mêmes usines, si elles ne se dotent pas des équipements nécessaires, a-t-il dit, précisant que les mesures de la direction à leur encontre peuvent aller jusqu’à la fermeture.

La commission chargée, par la direction de wilaya des ressources en eau, de cartographier les entreprises industrielles de certaines zones (Baba Ali, El Harrach, Oued Smar, Baraki, Gué de Constantine et Beni H’midine), a souligné que les rejets de 573 unités industrielles sur les 622 recensées ne présentaient pas de risque environnemental. Sur les 85 entreprises  polluantes dans les zones industrielles  susmentionnées, seules 17 disposent de systèmes de traitement de leurs déchets déversés dans oued El Harrach et le lac de Reghaïa et deux d’entre elles ont l’intention de réaliser des mini-stations d’épuration.

Il a déclaré que la station d’épuration de Baraki n’a pas été affectée par les eaux industrielles polluées qu’elle recueille à travers les conduites d’assainissement à partir de ces unités, celles-ci n’étant pas équipées pour le traitement des déchets industriels. Les entreprises industrielles sont responsables de la pollution permanente de oued El Harrach, leurs déchets étant directement déversés dans ce cours  d’eau, ce qui entrave les opérations d’assainissement.

Le lac de Reghaïa, classé réserve naturelle en juin 2003, où sont déversés les déchets de 88 unités  activant dans la zone industrielle de Rouiba, connaît la même situation, sachant qu’une enquête a fait ressortir que la plupart de ces unités disposent de stations de traitement, mais restent inexploitées pour des raisons multiples. L’activité des entreprises polluantes à Alger est l’industrie du médicament.
Les entreprises créées il y a dix ans disposent de stations de traitement des  déchets comme prévu par leur cahier des charges. Le problème se pose donc pour  les vieilles unités. Cependant, l’existence de nouvelles entreprises qui ne respectent pas les mesures relatives aux rejets suscite des interrogations sur la manière dont elles ont obtenu l’autorisation d’exercer leurs activités, à l’exemple de la  cimenterie d’El Harrach.

Categorie(s): alger

Auteur(s): R. A. I.

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