Parfait partage des rôles : Abdelaziz et Aminatou Haïder accordent leurs violons

Elwatan; le Lundi 6 Fevrier 2012
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Emmenés par Aminatou Haïder, qui promenait assez discrètement sa fine silhouette, les défenseurs des droits de l’homme dans les territoires occupés devaient faire le point de situation et arrêter une stratégie d’action contre la répression marocaine. Lors de son intervention en plénière, Aminatou Haïder a fait un constat accablant contre les autorités marocaines, coupables à ses yeux d’«une répression féroce qui ne cesse d’augmenter». Elle a, notamment, évoqué le sort du jeune universitaire Said Dembar, tué par un policer marocain, et dont le corps est toujours dans la morgue de Layoune occupée.

Mme Haïder affirme que sa famille ne veut point récupérer le corps tant que les autorités marocaines refusent de procéder à l’autopsie pour déterminer les circonstances de sa mort.  Aminatou Haïder a par ailleurs dénoncé le sort des 23 défenseurs des droits de l’homme qui croupissent dans la prison de Salé, à Rabat, sans aucune forme de procès. Pour cette imminence grise des droits de l’homme au Sahara occidental, la répression «est montée crescendo depuis la conférence du Mans en 2010». C’est pourquoi, elle appelé «en mon nom et au nom du peuple sahraoui, l’ONU et l’UE à intervenir pour faire pression sur le Maroc».

En tout état de cause, ceux qui pensaient que Aminatou Haïder était un électron libre déconnecté du Front Polisario ont eu, hier, la preuve du contraire. En discussion sérieuse avec le président Abdelaziz, les deux personnages emblématiques du combat sahraoui, ont rejoint ensemble accompagné des ministres et des militants des droits de l’homme la salle de réunion. Comme quoi le président Abdelaziz et Aminatou Haïder sont les deux faces d’une même médaille. Celle de la lutte pour la cause nationale du peuple sahraoui.

Categorie(s): international

Auteur(s): Hassan Moali

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