Partenariat algéro-italien : «Croître ensemble»

Elwatan; le Mercredi 20 Novembre 2013
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Rome
De notre correspondante

Le ministère italien du Développement économique et la Confédération patronale italienne (Confindustria), avec la collaboration de l’ambassade d’Algérie à Rome ont préparé de longue date cette mission. Plusieurs dizaines de chefs d’entreprises italiennes prendront part à ce forum économique sur le partenariat algéro-italien qui se tient à Alger du 19 au 21 novembre. «L’objectif du forum est de renforcer les relations de partenariat entre les entreprises des deux pays, conformément aux conclusions de la rencontre institutionnelle bilatérale qui a eu lieu à Alger en juin 2013», nous explique-t-on, auprès du service commercial de la représentation diplomatique algérienne à Rome.

La délégation italienne, qui sera conduite par le vice-ministre italien du Développement économique, Carlo Calenda, sera composée de plus de 150 représentants d’entreprises italiennes. Ils seront accompagnés de hauts responsables du ministère du Développement économique, comme le directeur général pour l’internationalisation. Le président de l’Agence de promotion extérieure (ICE), le vice-président et le directeur général de Confindustria seront également présents à cette rencontre.

L’occasion sera donnée aux entrepreneurs algériens de passer en revue, avec leurs homologues italiens, les potentialités qu’offrent l’industrie et le bâtiment italiens, notamment dans les secteurs de la mécanique générale, de la construction et des matériaux de construction. La pêche et l’énergie sont les autres filières présentes à Alger. Le vice-président de Confindustria pour les PME présentera, conjointement avec le président du Forum des chefs d’entreprises (FCE), le projet «Algérie, croître ensemble», un projet sur la promotion du partenariat dans le domaine des PME que ces deux organismes envisagent de promouvoir dans le cadre de l’accord de coopération qu’ils ont signé, apprend-on de sources diplomatiques.

L’économie italienne traverse une période critique de son histoire, car des milliers d’usines et d’entreprises ont été contraintes de cesser leurs activités, par faute de commandes importantes. Poussés au désespoir, plusieurs chefs d’entreprise se sont donné la mort, surtout dans les régions jusque-là florissantes, comme la Lombardie et la Vénétie. Les hommes d’affaires cherchent donc de nouveaux marchés en Asie et dans le monde arabe (Maghreb et Golfe).

Les entrepreneurs algériens voudraient profiter de ce rapprochement et saisir les opportunités de transfert de technologie. Mais les procédures bureaucratiques ralentissent souvent cet élan mutuel. Grandir ensemble, oui, mais piano piano. A moins que le gouvernement algérien ne décide de stimuler cette croissance par des vitamines efficaces : allégement des formalités pour l’investissement, mise au point de mesures incitatives, réduction fiscale…recettes que d’autres pays comme la Pologne ou le Brésil pratiquent depuis des années au profit de la main-d’œuvre locale et pour le bien de l’économie du pays hôte.

 

Categorie(s): economie

Auteur(s): Nacéra Benali

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