Patrimoine forestier à Bordj El kiffan : Réhabilitation du bois de Ben M’red

Elwatan; le Mardi 3 Mars 2009
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Des travaux de réhabilitation sont menés au niveau de la forêt qui se trouve sur la RN 24, du côté de Ben M’red dans la commune de Bordj El Kiffan. Ce bois, qui s’étend sur une superficie avoisinant les neuf hectares, a longtemps été délaissé par les pouvoirs publics.

Des indus occupants y ont même élu domicile, en y installant une trentaine de baraques de fortune, qui ont complètement dénaturé la vocation première de ce bois. Partiellement aménagé durant les années 1980, le bois offrait aux visiteurs un minimum de commodités. «Il y avait des bancs où les gens pouvaient s’asseoir, des buvettes et des kiosques», nous dira un habitué des lieux, avant d’ajouter : «Ces installations ont toutes subi des actes de vandalisme et le lieu est devenu un endroit où des individus s’adonnent à la consommation d’alcool et de drogue.» Sommairement aménagé, le bois de Ben M’red offrait pourtant de très grandes potentialités.
Aujourd’hui, cette forêt pourra retrouver son rayonnement d’antan grâce à ces travaux qui consistent en «la réalisation d’une clôture qui permettra, dans un premier temps, de sécuriser l’endroit contre les dégradations, et la réalisation, par la suite, de travaux d’aménagement urbains récréatifs», nous apprend-on de la Conservation des forêts. Il est question aussi de reprendre les anciens aménagements et de les réhabiliter. «Ces travaux seront axés principalement sur la réfection et l’embellissement des allées piétonnières, de la réalisation, au sein même du bois, d’infrastructures sportives, telles qu’un terrain de footbal ou de handball et d’un boulodrome», dira Chebbab Smaïl chargé de la protection de l’environnement au niveau de l’APC de Bordj El Kiffan, et de poursui-vre : «Nous voulons que la forêt connaisse une nouvelle vie, en orientant sa vocation vers le ludique.» La municipalité, à qui incombe désormais la tâche de gérer ce lieu, a prévu des mécanismes qui peuvent êtres mis en œuvre pour sauvegarder l’endroit contre les actes de dégradation. abondant dans ce sens, notre interlocuteur dira : «En plus des gardiens, le bois sera doté d’agents de sécurité qui assureront la quiétude des citoyens et des biens.» Quant à la trentaine de baraques installées illicitement au niveau de la forêt, M. Chebbab dira : «Ce problème relève pour l’instant de la wilaya, qui décidera en temps opportun du sort de ces indus occupants.» Cette forêt, qui a échappé par on ne sait quel miracle, au détournement du foncier ces dernières années, retrouvera-t-elle sa vocation de naguère ? Et sera-t-elle protégée, du saccage des individus ? 

Categorie(s): alger

Auteur(s): Saci Kheireddine

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