Positions politiques marquantes du RCD

Elwatan; le Samedi 8 Avril 2006
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- Religion : le RCD s'est déclaré, dès sa naissance, pour la séparation des champs politique et religieux.

- Statut de la femme : il a été le premier parti à demander l'abrogation de l'ancien code de la famille, au demeurant anticonstitutionnel.

- Immigration : lors de son premier congrès, en décembre 1989, le RCD avait demandé la création d'un secrétariat d'Etat à l'émigration pour organiser au mieux les intérêts de notre communauté à l'étranger et stabiliser ses relations avec son pays d'origine.

- Rééchelonnement : le parti s'est très tôt penché sur le traitement de la dette extérieure dont le service grevait dangereusement les ressources en devises du pays. Dès la tenue de son congrès constitutif le RCD soulignait dans ses résolutions : «On propose la négociation de la réduction du volume global de la dette et un rééchelonnement pour le montant restant. Pendant ce temps, il faut veiller à ce que le maximum de devises soit consacré à l'investissement productif.» Cette proposition est devenue, depuis, un leitmotiv du parti en dépit des levées de boucliers qu'elle a suscitées au sein de la classe politique, pouvoir et opposition confondus, lesquels avaient assimilé le rééchelonnement de la dette extérieure à un acte de trahison. L'Algérie a, pourtant, fini par rééchelonner sa dette en 1994.

- Gestion locale : en mai 1993, le premier ministre Belaïd Abdeslam exige officiellement de tout agent de l'Etat de se rallier à sa politique. Refusant de cautionner une exploitation partisane de l'Administration, le RCD décide de se retirer du pouvoir local. Sur les 611 élus du RCD, 597 démissionnent.

- Arrêt du processus électoral :le premier tour des élections législatives du 26 décembre 1991 aboutit à un raz-de-marée intégriste. Dans ce climat de panique généralisée, le docteur Saïd Sadi lance un appel solennel à l'interruption du processus électoral. «Je ne veux pas aller à l'enterrement de mon pays», dira-t-il (30 décembre 1991).

- Le Mouvement pour la République : le 10 novembre 1993, il lance un appel à la tenue des états généraux des patriotes républicains après avoir fait ses propositions à la nation dans sa «plateforme pour l'Algérie républicaine».
5000 cadres, syndicalistes, anciens maquisards et entrepreneurs répondent à cet appel, créent, le 25 novembre 1993, le Mouvement pour la République (MPR) et portent le docteur Saïd Sadi à la présidence du mouvement.

- Appel à la résistance : le début de l'année 1994 est marqué par l'horreur intégriste qui atteint son paroxysme. Devant l'ampleur et la barbarie des assassinats intégristes, le secrétaire général du RCD lance un appel à la résistance, le 21 mars.

- Boycott des élections législatives de mai 2002 : 126 jeunes assassinés par balles, des milliers de blessés dont certains handicapés à vie est le résultat de la répression sanglante en Kabylie. La répression et l'impunité élargissent le fossé qui séparait les citoyens des institutions.
Dans de telles conditions, le RCD considère que l'urgence nationale consiste à prendre langue avec la contestation et décréter des mesures d'apaisement au lieu de s'attacher au respect d'échéances électorales. Cette élection marquée par des affrontements entre les forces de répression et les citoyens s'est soldée par une abstention record : zéro voix en Kabylie et moins de 20% dans le centre du pays.

- Etats généraux des démocrates républicains :le 4 décembre 2003, à Sidi Fredj, près de 2000 cadres, militants politiques, syndicalistes, des droits de l'homme, anciens maquisards, femmes, jeunes... répondent à la convocation des Etats généraux des démocrates républicains.
Les participants adoptent une charte de valeurs et d'objectifs et s'engagent à regrouper autour du combat pour la concrétisation «des idéaux de démocratie, de liberté et de justice sociale dans le cadre d'un Etat de droit et de la bonne gouvernance».

Categorie(s): reportage

Auteur(s): A. Benchabane

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