Procès de deux GLD : La justice française interpellée

Elwatan; le Dimanche 16 Mai 2010
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Le Mouvement féminin algérien de solidarité avec la femme rurale a lancé, hier à Alger, un appel à la justice française à mettre fin à l'attente «indéterminée» du procès de deux Algériens, anciens membres des Groupes de légitime défense (GLD) dans les années 1990, mis sous contrôle judiciaire depuis six ans à Nîmes (France).
«Nous demandons à la ministre française de la Justice, Michelle Alliot- Marie, de mettre fin à cette attente et de juger Hocine Mohamed et Abdelkader  Mohamed», a souligné la présidente du mouvement, Mme Saïda Benhabylès, lors d'une conférence-débat organisée à l'occasion de la commémoration de la Journée internationale de la famille, au forum d’El Moudjahid. Mme Benhabylès a précisé qu'une plainte déposée par Patrick Baudouin, président de la Fédération internationale des droits de l'homme (FID), est à l'origine des accusations portées contre les frères Mohamed. «J'ai eu connaissance d'une synthèse de l'enquête instruite contre les deux prévenus qui sont sous contrôle judiciaire. A la lecture, on sent un parti pris les condamnant par avance car les témoins à charge ont été entendus mais pas ceux à décharge, qui n'ont été ni convoqués ni entendus», a affirmé Mme Benhabylès. «Le dossier de la justice française est vide.

La lenteur de la procédure, qui perdure depuis six ans, en est la preuve concrète», a-t-elle asséné. «L'affaire des frères Mohamed a commencé par des plaintes déposées par des familles de disparus embrigadées par la FID. Il est clair qu'il y a derrière tout cela des desseins politiques», a-t-elle affirmé. Intervenant lors de cette conférence-débat, la mère des deux frères, Hadja Mohamed, a témoigné que ses deux fils se trouvaient à Nîmes (France) dans les années 1990, mais qu’après l'assassinat de leur frère par les terroristes à Relizane, puis de leur père qui était président de la Délégation exécutive communale (DEC) de Jdiouia, ils ont décidé de revenir en Algérie et d'intégrer les GLD. «Mes deux fils Hocine et Abdelkader ont laissé leurs familles à Nîmes pour accomplir leur devoir et protéger la population à Relizane contre les crimes terroristes ; mais à leur retour en France en 2004, ils ont été arrêtés comme de vulgaires criminels», a-t-elle dénoncé.

Categorie(s): actualité

Auteur(s): APS

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