Produits agricoles : la valorisation du terroir en question

Elwatan; le Mercredi 19 Decembre 2012
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À l’initiative du ministère de l’Agriculture, la wilaya de Mostaganem a abrité, les 10 et 11 décembre, un séminaire sur la valorisation des produits agricoles locaux. Inaugurée par Rachid Benaïssa, le ministre de l’Agriculture, la rencontre s’est déroulée en présence de 180 participants dont pas moins de 17 étrangers. A leur tête, le DG de l’Agriculture de l’UE ainsi que les représentants du ministère des Affaires étrangères et de l’UE à Alger. La nombreuse assistance, composée de cadres et techniciens ainsi que de fellahs, de responsables d’instituts et de représentants des filières agricoles et d’élus locaux, a vu l’intervention de nombreux orateurs. Après les discours protocolaires, les présents ont été conviés à suivre pas moins de dix communications. C’est ainsi que Hamdani du ministère de l’Agriculture fera une communication sur les «Signes distinctifs de qualité comme outil de valorisation des produits agricoles et d’origine agricole».

La réglementation européenne et les accords bilatéraux de protection des indications géographiques sont traités par Bruno BUFFARIA, expert auprès de l’UE, tandis que son collègue Christian Teulade parlera de la stratégie de valorisation du territoire (routes des vins, développement de l’agro-tourisme) et l’organisation des producteurs locaux, vecteurs de l’innovation. Il sera suivi de Chouakin, chercheur INRAA, qui fera une présentation de l’approche algérienne en matière d’indications géographiques. Le cas concret des pruneaux d’Agen sera abordé par M. Christian AMBLARD, expert de l’UE. Malek Belguedj, spécialiste en phoeniciculture et directeur de l’ITDAS, mettra en relief le potentiel de développement de «Deglet Nour», un produit phare de l’agriculture oasienne.

D’autres intervenants parleront de l’agriculture biologique. Il s’agit de Serge Massart et de Abdellaoui Hadjira qui traiteront, pour le premier, de la réglementation européenne, de la certification et des accords bilatéraux, et pour la seconde, de l’approche algérienne en matière d’agriculture biologique. François Thierry, président de l’Agence BIO PARIS et Philippe Loeck, responsable des programmes régionaux de coopération, interviendront, respectivement, sur l’impact économique de l’agriculture biologique et d’un cas concret d’une ferme combinant la polyculture avec l’élevage.Toutes les interventions ont été suivies d’un débat.

Toutefois, en marge du séminaire, des producteurs locaux d’huile d’olive, de dattes et de figues sèches ont présenté des échantillons de leurs produits. Par contre ni l’ONCV ni les vinificateurs privés, qui produisent tous les ans pas moins de 300 000 hectolitres de vins – dont certains crus de Mascara ou du Dahra sont parmi les plus réputés du monde – n’ont pas été conviés à présenter leurs millésimes.
Une méprise qui n’a pas échappé à la perspicacité de nombreux participants nationaux et étrangers qui n’ont pas compris que des crus dont la réputation n’est plus à faire soient absents d’une manifestation consacrée à la valorisation des produits du terroir.                   

Categorie(s): mostaganem

Auteur(s): Ali Tlemçani

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