Programme du logement social : 40 000 demandes en instance

Elwatan; le Jeudi 20 Decembre 2012
72968


Face à l’urgence de l’éradication de l’habitat précaire, ou bidonvilles, les autorités de wilaya se sont retrouvées confrontées à un véritable dilemme. En effet, comment satisfaire des demandes de logements sociaux estimées à près de 40 000 dont certaines trainent dans les services de la daïra depuis des décennies ?

A l’approche de l’opération d’attribution de 5000 logements annoncée il y a quelques semaines par les services de l’OPGI, et prévue pour la fin de l’année en cours, des demandeurs de logement, qui se sont manifestés ces derniers jours en protestant devant le siège de la daïra et du cabinet du wali, n’ont eu de cesse de rappeler leur situation, devenue insoutenable. «Il existe parmi nous des postulants qui ont déposé leur dossiers en 1987, et qui continuent d’attendre une éventuelle attribution qui tarde à venir», a laissé entendre un contestataire. Il est à relever que le projet ambitieux des autorités locales d’éliminer les habitations précaires et de reloger leurs occupants, a eu la part du lion ces dernières années.

Selon certains responsables bien au fait de la question, le retard pris dans la réalisation de divers programmes de logements, contrairement aux déclarations officielles faites il y a quelques années est causé par l’absence d’une stratégie claire en matière de planification. Ce qui a induit un déficit, qui s’est accumulé et qu’il est quasiment impossible à rattraper. Ce qui a mis des milliers de postulants au logement dans une situation peu enviable, notamment ceux dont les revenus financiers modestes ne leur permettant de souscrire aux programmes du logement promotionnel aidé. Les contestataires se plaignent d’être à présent livrés à eux-mêmes en l’absence de canaux de communication.

Ils désapprouvent surtout l’incapacité des services de wilaya chargés du logement, notamment ceux installés au siège de la wilaya de Daksi, à les orienter de façon cohérente par manque de coordination entre eux. «Nous ne cessons de faire la navette entre les services de la daïra et ceux de la wilaya, sans pour autant obtenir une réponse claire à notre requête, ce qui nous a poussé, en dernier recours, à solliciter directement le wali», déplorent des demandeurs de logements.                                                  

 

Categorie(s): constantine

Auteur(s): O. -S. Merrouche

Commentaires
 

Vous devez vous connecter avant de pouvoir poster un commentaire ..