RCD. La position de l’Algérie sur la Syrie à la traîne

Elwatan; le Mardi 7 Fevrier 2012
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Face à ce positionnement, le RCD accuse presque le gouvernement algérien d’être complice de cette situation. Le parti de Said Sadi, salue par contre la position de la Tunisie et de bon nombre d’autres pays, qui ont suspendu leurs relations avec le régime syrien. Dans cette tragédie, note le RCD, «des consciences  se réveillent et se mobilisent dans le Sud». «Dans la foulée de leur libération, les Tunisiens viennent de congédier l’ambassadeur de Syrie. D’autres pays s’apprêtent à faire de même. La Ligue arabe, pourtant peu suspecte de sympathie démocratique, a été obligée de se démarquer d’un carnage qui dure depuis bientôt un an», analyse le RCD.

Plus loin, cette formation évoque l’impuissance et l’indignation des Algériens face au mutisme de leurs dirigeants. «Les Algériens voient leur pays associé à ce qui ne manquera pas d’être, tôt ou tard, jugé comme un crime contre l’humanité. Cette complicité est d’autant plus dangereuse qu’elle a été assumée à plusieurs reprises dans l’action diplomatique et la politique intérieure», observe le RCD, qui ne s’est pas empêché de faire le parallèle avec ce qui s’est passé en 2001 en Kabylie où les assassins de 126 jeunes sont toujours impunis.

Cette forfaiture, d’après le RCD, «annonçait l’alignement géopolitique d’aujourd’hui et préfigure ce que peut être la réaction du pouvoir algérien en cas de menace contre ses intérêts et son hégémonie». Le parti de Saïd Said est persuadé que la complicité d’Alger avec Damas est une alerte qui rend encore plus impérative la nécessité d’offrir au pays d’autres perspectives, avant que l’irréparable n’arrive.
 

Categorie(s): actualité

Auteur(s): Nabila Amir

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