Secteur agricole à Aïn Defla : Un système d'irrigation à réorganiser

Elwatan; le Mercredi 4 Mars 2009
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Les projets hydrauliques destinés au renforcement du réseau d’irrigation dans la wilaya de Aïn Defla constituent une priorité de tout premier ordre pour cette région à vocation agricole. Certains de ces projets ont déjà vu le jour, tels que la pose de 16,5 km de conduites, notamment à Oued Djemaâ, Djelida et Khemis Miliana.
Aussi, l’année en cours semble commencer sous de bons auspices pour les agriculteurs quant à l’irrigation de leur terre, notamment au niveau des plaines d’El Amra et El Abadia sur une superficie de 8495 ha, apprend-on auprès des services locaux de l’hydraulique. A l’origine de cette amélioration, la même source évoque le remplissage du barrage de Sidi Ahmed Bentaïba situé dans la commune de Arib (à l’est du chef-lieu de wilaya de Aïn Defla). Un niveau de remplissage estimé à 75 millions de m3 enregistré grâce aux fortes précipitations de ces derniers mois. Pour rappel, les capacités hydriques destinées à l’irrigation des terres agricoles sont estimées à 503 708 000m3, alors que près de 4700ha de terres irriguées durant l’année écoulée l’ont été a partir des barrages pour un taux de l'ordre de 98,86%, selon la même source.

Par ailleurs, il est utile de signaler que la wilaya de Aïn Defla dispose de 5 barrages. Ces potentialités ont eu des répercussions positives, particulièrement sur l’arboriculture, en dépit des agissements de certains fellahs qui recourent à l’irrigation illicite, regrettent des membres au sein de l’APW. Des pratiques qui échappent ainsi à la surveillance des services concernés, en l’occurrence ceux de l’ONID (Office national d’irrigation et de drainage). En effet, les responsables de cet organisme déplorent à ce propos la perdition d’une quantité d’eau estimée à 34,50%, soit 53,70% de la capacité globale d’eau lâchée. Selon le directeur de l’ONID cette perte résulte notamment de l’éloignement des périmètres des sources d’approvisionnement, de l’exploitation des eaux sans autorisation, des coupures fréquentes d’électricité, de la vétusté du réseau et des actes de vandalisme sur les équipements hydrauliques.

Pour leur part, les agriculteurs ne manquent pas de mettre,quant à eux, l’ONID face à ses responsabilités lesquelles se résument,selon leurs dires, au contrôle et au suivi du processus de distribution afin de garantir les droits de tous les fellahs s'agissant de l'attribution d'eau suivant les besoins exprimés. Pour ce faire, les concernés ne cessent de revendiquer une réorganisation du réseau d’irrigation, tout en dénonçant le recours aux sanctions collectives qui consistent à priver d’eau des fellahs au motif qu’ils ne sont pas raccordés. Ceci , alors même que les eaux des oueds exploitées par le même organisme traversent leurs terres. Dans cet ordre d’idée, des agriculteurs en appellent aux pouvoirs publics afin qu’ils préconisent des mesures allant dans le sens d’une utilisation rationnelle mais équitable de l’eau, en adéquation avec les objectifs prévus notamment au titre des programmes à réaliser dans le secteur et conformément à la réglementation en vigueur.

Il y a lieu de rappeler enfin que la wilaya de Aïn Defla est tenue d’assurer l’irrigation d’une superficie céréalière de 15 000 ha à laquelle s’ajoutent d’autres cultures, ce qui nécessite impérativement une réorganisation en ce domaine sensible.

Categorie(s): actu régions

Auteur(s): Aziza L.

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