Tipasa : La problématique de l’emploi dans le secteur du BTPH

Elwatan; le Mardi 14 Octobre 2014
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Les représentants des administrations publiques, des organismes chargés du soutien à l’emploi, les assurances, les opérateurs du secteur privé des différents secteurs et 02 experts algériens sont intervenus dans les débats, afin de permettre à la C.C.I « Chenoua » de mettre une stratégie, en vue de résoudre le problème de l’emploi dans la wilaya.

Cette journée d’étude s’est articulée autour de 02 thèmes, en l’occurrence « recrutement et fidélisation du personnel au sein des entreprises », « formation et compétences ». Il est évident que le constat est tragique, en dépit de la prolifération des projets de développement dans la wilaya.

L’absence de la main d’œuvre au niveau des différents secteurs d’activité inquiète les nombreux opérateurs nationaux, hormis une opératrice du bâtiment qui a préféré mettre l’accent sur la valorisation de l’ouvrier algérien, en lui donnant tous ses droits. « Pour ma part déclare-t-elle, je paie la sueur et les efforts de mes employés, je respecte mes travailleurs, mais je refuse qu’on me dise que mon entreprise accorde des salaires plus élevés par rapport aux autres sociétés, pour justifier la fuite des ouvriers des chantiers de ces employeurs », ajoute-t-elle.

D’autres intervenants expliquent que l’accélération du déficit de la main d’œuvre est due aux offres de substitution, en faisant allusion aux dispositifs de soutien et d’aide à l’emploi des jeunes d’une part et d’autre part à la montée à grand pas de l’informel qui représente 40% du PIB. Un opérateur souhaite que l’été intervienne pour que les sociétés étrangères ne ramènent pas leurs mains d’œuvre étrangères. Bien entendu, la réalité de la situation qui règne depuis ces dernières années illustre cette fuite des jeunes algériens des établissements de l’enseignement professionnel et de tous les métiers qui exigent un effort physique.

L’ANSEJ, l’ANGEM et la CNAC offrent des possibilités d’acquisition des sommes importantes d’argent, pour des projets souvent fictifs. La paix sociale décidée par les politiques empêche toute action qui vise à sanctionner les « tricheurs » qui deviennent des millionnaires, en fournissant des documents sans se sacrifier. Evidemment, des cas exceptionnels relevés sur le terrain ne peuvent en aucune manière dissimuler l’échec. Une nouvelle culture en matière d’emploi s’impose.

Les investisseurs dans le secteur de l’agriculture préfèrent faire appel à une main d’œuvre étrangère, notamment marocaine pour rentabiliser leurs entreprises, pour ne citer que cet exemple. Le Président de la C.CI « Chenoua », jeune opérateur dans le secteur du bâtiment compte mener des actions tous azimuts pour faire venir les jeunes dans le secteur du BTPH, « le développement de l’Algérie en général et de notre wilaya en particulier ne peur être assuré que par ses enfants indique Sérandi Mâamar, nous sommes condamnés à trouver ensemble une solution, il y va de l’avenir de notre pays », conclut le Président de la CCI.

 

                                                                                                            

Categorie(s): tipaza

Auteur(s): M'hamed Houaoura

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