Tourisme à Souk Ahras : Quand les chiffres sont occultés...

Elwatan; le Jeudi 8 Octobre 2015
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Erudits ou profanes osaient choisir la destination Algérie, qui pour approfondir ses connaissances, qui pour mieux connaître ce théologien-philosophe, dont la réputation refuse les limites de l’espace et du temps. Ces groupes, même s’ils sont pécuniairement peu prometteurs pour une wilaya sinistrée en matière d’hôtellerie, formaient les assises d’une lancée certaine du secteur du tourisme, qui n’offre, aujourd’hui, que vœux et littérature.

Le flux de ces visiteurs maintenu jusqu’à l’année 2011 est au néant. Cette période, on ne peut moins austère, concernait également des dizaines de familles natives de Souk Ahras, dont certaines avaient contribué positivement avec les Algériens durant la Révolution. Ces «Amis de Souk Ahras» visitent Alger et les autres villes sans leur région natale. Et pour cause, les initiatives du genre n’intéressent aucunement les agences touristiques locales, dont certaines font dans la propagande partisane au profit d’un futur état théocratique.

Lors du récent colloque d’Apulée de Madaure, les opérateurs touristiques et le personnel de la direction du tourisme ont brillé par leur absence, et ce au lieu d’investir le terrain et s’imposer comme partenaire pour ce nouveau filon du tourisme interne. Combien de circuits actifs gère-t-on à Souk Ahras ? Quelles sont les groupes sociaux et communautés ciblées par le secteur en Algérie et ailleurs ? Combien de structures hôtelières a-t-on lancé à travers la wilaya ? Combien de doléances a-t-on enregistré par rapport au secteur du tourisme ? Quand les chiffres sont occultés, on parle atouts et on conjugue le tout au futur.

 

Categorie(s): actu est

Auteur(s): Abderrahmane Djafri

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