Tragédie de La Mecque : Le bilan définitif incessamment communiqué

Elwatan; le Mardi 6 Octobre 2015
98402


Les services concernés vont pouvoir, par le biais d’une base de données d’empreintes digitales électroniques, identifier l’ensemble des corps ainsi que les blessés», a affirmé, hier, Mohamed Aïssa, ministre des Affaires religieuses et des Wakfs, lors de son passage au Forum de la Radio nationale. «Si les autorités saoudiennes tiennent leurs engagements, elles nous communiqueront, au cours de la journée, le bilan définitif de cette catastrophe», a-t-il ajouté, attristé, rappelant que le bilan provisoire était, hier, de 18 décès, 23 blessés et 49 disparus.

Le ministre, qui s’est rendu sur place et a séjourné auprès des pèlerins algériens, en revient bouleversé : «Les recherches sont longues et ardues car il y a un très grand nombre de victimes dans les morgues et les chapelles ardentes, ainsi que dans les différentes structures hospitalières. La communication se fait inévitablement au fur et à mesure que les données sont confirmées, car la mort est une affaire trop lourde pour communiquer à la légère.

Cela par respect envers les pèlerins et leurs familles, qui sont prioritaires et demeurent notre souci majeur.» «Lorsque nous avons des nouvelles, notre priorité est de les communiquer aux familles et ce quelle que soit leur nature», ajoute le ministre. «Nous avons reçu des photos de dépouilles et de blessés, mais par respect envers les victimes et leurs familles, nous avons jugé qu’il est inapproprié de les publier ou de les transmettre aux proches», se défend M. Aïssa, qui fustige un certain «sensationnalisme». «Une fausse liste de victimes a été publiée par la presse. La personne responsable de cette fuite a été identifiée et elle sera traduite en conseil de discipline.

C’est un manque de considération et de respect envers les pèlerins et leurs familles», dénonce-t-il. «Il est aujourd’hui indécent de politiser cette tragédie ou d’instrumentaliser le drame de milliers de personnes à des fins politiques ou autres. L’heure est au deuil, à l’angoisse et à la douleur que seules les familles peuvent comprendre», poursuit le ministre.

A priori, il n’y a pas lieu de remettre en cause l’organisation du pèlerinage ou de demander une révision de la prise en charge du hadj. «C’est la même organisation que les années précédentes, depuis la saison 2006 et l’instauration d’un nouveau dispositif organisationnel lors de la lapidation de Satan. Il y a eu une défaillance et l’on ne sait pas laquelle. Nous attendons les résultats des enquêtes officielles quant aux tragédies de la grue et de Mina pour en tirer des conclusions», affirme M. Aïssa, qui martèle qu’il n’est pas l’heure de «politiser» une telle catastrophe humaine.

Categorie(s): actualité

Auteur(s): Ghania Lassal

Commentaires
 

Vous devez vous connecter avant de pouvoir poster un commentaire ..