Travaux publics, bâtiment et hydraulique : 50 000 travailleurs sans couverture sociale

Elwatan; le Jeudi 27 Decembre 2012
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Ce chiffre qui donne le tournis a été révélé hier par la Caisse nationale des congés payés et du chômage-intempéries (Cacobatph). Une caisse dédiée à ces secteurs en plein développement. Il est surtout le fruit d’une minutieuse enquête menée dans les chantiers à travers des visites inopinées durant l’année 2012. «Des visites inopinées ont été effectuées par des contrôleurs de la Caisse dans plusieurs entreprises durant l’année 2012 et ont permis d’enregistrer 47 876 travailleurs non déclarés dans les secteurs du BTPH», a déclaré à l’APS son directeur général, Abdelmadjid Chekakri.

L’opération de contrôle a concerné 17 870 entreprises à travers 8032 chantiers. «Ces entreprises seront dans l’obligation de verser les cotisations de toute la période non déclarée en plus du payement des pénalités de majoration de retard, car la non-déclaration est sanctionnée par la loi», a-t-il indiqué. Cet organisme, qui lutte contre le travail informel  dans les secteurs du BTPH, a également relevé un nombre important de travailleurs qui perçoivent des mensualités inférieures au salaire national minimum garanti (SNMG) fixé à 18 000 DA depuis janvier dernier. Le nombre de ces ouvriers sous-payés dépasse les 7000. Et si aucune mesure n’est prise pour y remédier, ce chiffre risque de doubler. Pour la Cacobatph, il s’agit bien d’un manquement aux règles régissant le monde du travail.

Les dossiers des entreprises concernées par cette forme d’exploitation très répandue dans le secteur des travaux publics et du bâtiment sont transmis à l’Inspection générale du travail pour agir et faire appliquer la loi. Près de 5000 entreprises sont concernées. La grande majorité est du secteur privé. Cependant, dans le BTPH, il n’y a pas que des fraudeurs. Le secteur emploie plus d’un million de personnes déclarées à la sécurité sociale. Un chiffre qui est appelé à augmenter avec les nouveaux projets en cours de lancement. Ce constat intervient quelque temps après le cri d’alerte lancé par la Fédération nationale des travailleurs de l’urbanisme et de l’habitat. Cette dernière avait dénoncé les conditions déplorables dans lesquelles travaillent des dizaines de milliers de personnes.

Categorie(s): actualité

Auteur(s): Mokrane Ait Ouarabi

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