Troisième édition du «Kaki» d’or : Une pièce en tamazight en lice

Elwatan; le Mercredi 12 Mai 2010
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Pour sa troisième édition, le concours du «Kaki d’Or», qui récompense les trois meilleurs textes dramatiques, verra la participation d’une œuvre en tamazight.
Cette incursion de la langue ancestrale du Maghreb central dans une compétition qui fête sa troisième année donnera assurément à cette manifestation, que parraine le commissariat du festival du théâtre amateur, une réelle dimension nationale. Dès le lancement du projet, les organisateurs mostaganémois ne cachaient point leur intention de s’ouvrir sur cette langue nationale, dans le cas où ce texte était consacré par un prix, il est évident que cela sera perçu comme un hommage à toutes les générations de responsables qui se sont succédé à la tête de cette manifestation qui fête cette année sa 43ème édition. A commencer par l’inévitable Si Djillali Benabdelhalim ainsi que ses compagnons des premiers balbutiements, Abdelkader Benderdouche, Mekki Bensaïd, Ghali Boudraf, Nait Si Ali, Abdelkader Tamasquette et Bekhlouf Belkacem.

Il est par ailleurs encourageant d’apprendre que cette nouvelle mouture du texte théâtral devra s’atteler à dégager, parmi la trentaine de projets déposés, ceux qui devront boucler cette première étape.
Du travail en perspective pour Omar Fetmouche, Mokhtar Othmani, Mohamed Kada et Brahim Noual et Benbrahim Imimoun, les membres du jury qui devront travailler d’arrachepied pour être au rendez-vous. Car, comme le veut la tradition, c’est toujours à la mi-mai - pour cette année les organisateurs auront retenu les 14 et 15 mai - que le jury se réunit à Mostaganem afin de proclamer les résultats et récompenser les lauréats du «Kaki d’or» pour la saison 2010.

Avec cette troisième cuvée, l’épreuve du «Kaki d’Or», qui consacre uniquement des textes destinés à la pratique théâtrale, aura également permis une réelle émulation chez les auteurs dont le nombre avoisine la centaine. Soulignons que le texte lauréat du premier «Kaki d’or» vient d’être montré à la maison de la culture grâce à deux jeunes comédiens dont l’interprétation mérite tous les encouragements. Peut être que la pièce, qui manque de maturité, pourrait trouver un créneau dans la version «off» de la prochaine édition du festival du théâtre amateur.

Categorie(s): mostagenem

Auteur(s): Ali Tlemçani

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