Typiquement algérianisé : Manga. The devil’s dream de Zola

Elwatan; le Jeudi 9 Octobre 2014
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La jeune Zola en est la preuve patente. Elle a  présenté, à l’occasion de la 7e édition du Fibda d’Alger, son premier manga intitulé The Devil’s dream 1 possession, publié dans la collection Jill Manga des éditions Lazhrari Labter. Zola n’a que 23 ans et aspire déjà à une belle carrière dans l’univers du neuvième art. Elle vient tout juste de décrocher son diplôme en pharmacie. Fière et émue à la fois, elle s’est prêtée, durant le Festival international de la bande dessinée d’Alger, au jeu de la vente-dédicace avec un réel plaisir. Approcher et discuter avec son public est un rêve de toujours qu’elle a, enfin, pu réaliser.

Au détour de l’une de ces ventes-dédicaces, nous avons croisé cette jeune fille au regard vif et déterminé. Elle parle avec beaucoup de passion de son penchant pour la bande dessinée et ses dérivés. D’emblée, elle confie qu’elle est heureuse de participer pour la première fois à un tel événement culturel international. Dès l’âge de dix ans, elle se passionne pour l’écriture et le dessin. Si elle excelle, également, dans l’aquarelle en réalisant des portraits et des paysages, le manga demeure sa spécialité.  Ainsi, elle livre aux potentiels lecteurs un manga dans le style  shannon. The devil’s dream revient sur l’histoire du jeune musicien Rey qui s’est sauvé de son orphelinat, en compagnie de sa meilleure amie.

A la suite d’un complexe et de la mort de son amie, il n’arrive plus à jouer de la musique. Une fois à l’extérieur, il se rend compte qu’il est incapable de faire face aux difficultés de la vie. Démuni, seul et n’ayant nulle part où aller, il entame sa route vers l’inconnu. Un beau jour alors qu’il erre d’un endroit à un autre, il esquive  une voiture. Il tombe alors dans Oued El Harrach où il rencontre le démon Ouaretch. Celui-ci  prétend vouloir l’aider. Il lui, offre, alors, des pouvoirs surnaturels, lui permettant de réaliser son rêve. Car Rey a toujours voulu devenir un grand musicien, à l’image de son idole Stevie Rey Vaughane.

Le démon cherche à conquérir l’âme du jeune homme… mais il n’y arrivera pas. La morale de cette histoire, c’est de pousser les jeunes à réaliser leurs rêves et de ne jamais abandonner en cours de route. L’auteure Zola tient à préciser que les mangas shannoniens font vivre les jeunes dans le personnage. «C’est-à-dire qu’ils idéalisent le personnage.  Preuve en est avec ce festival où  il y a beaucoup de  mangakas qui sont complètement virtuels mais ce sont les jeunes qui idéalisent ces personnages. Ils le trouvent courageux et héroïques à la fois.  Ils vont directement  au but. Ils ne  reviennent jamais en arrière. Le manga a cette force fantastique de parler aux jeunes», dit-elle.

Zola souligne également que son manga est algérianisé. A titre d’exemple, on retrouve des femmes portant des tenues traditionnelles ainsi que des lieux qui lui sont familiers, tels que  la Grande-Poste d’Alger. The Devil’s Dream 1 Possession sera suivi  d’un deuxième tome d’ici six mois. C’est du moins ce que promet notre jeune auteure Zola. «Je suis comme le jeune Ray. Je n’abandonne jamais et je ne reviens jamais en arrière. Maintenant que j’ai terminé mes études, je prendrai moins de temps pour la réalisation d’un album donné», conclut-elle.

Zola - The Devil’s Dream 1 Possession.
Collection Jil Manga des éditions Lazhari Labter.
Septembre 2014.
Prix public : 300 DA.

Categorie(s): culture

Auteur(s): Nacima Chabani

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