Un an après la chute du président égyptien Hosni Mobarak : Les manifestants exigent le départ des militaires du pouvoir

Elwatan; le Samedi 11 Fevrier 2012
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Les militants ont aussi appelé à une journée de «désobéissance civile» et de grève aujourd’hui. Après cet appel, l’armée a annoncé qu’elle se déploierait à travers le pays pour assurer la sécurité. Les Frères musulmans, grands gagnants des dernières législatives, sont hostiles à ce genre de manifestations.  Tarek Al Kholi, un porte-parole du groupe du 6 avril, un des mouvements qui ont lancé la révolte anti-Moubarak, a indiqué que la mobilisation pourrait être prolongée.Le Conseil suprême des forces armées (CSFA), dirigé par le maréchal Hussein Tantaoui, ancien ministre de la Défense de Moubarak, a promis de rendre le pouvoir aux civils après l’élection présidentielle prévue avant la fin juin.

Situation économique inquiétante

Un an après la chute de Moubarak, l’Egypte est confrontée à une situation économique dégradée. Ainsi, l’agence de notation Standard and Poor’s a annoncé hier dans un communiqué qu’elle abaissait la note de l’Egypte de  «B+» à «B», en raison du «fort déclin ses réserves en devises» et des «incertitudes politiques». Cette décision s’accompagne d’une «perspective négative» qui peut déboucher sur une nouvelle dégradation «si le gouvernement n’arrive pas à endiguer le déclin des réserves, ou si un environnement politique incertain et des institutions faibles émergent de la transition politique actuelle», a observé l’agence. Elle a relevé que les réserves de change de l’Egypte ont chuté en un an de 36 à 16 milliards de dollars, en raison de la priorité donnée par la Banque centrale au soutien à la livre égyptienne face à «des sorties de capitaux significatives et une inflation annuelle à deux chiffres».
L’Egypte est actuellement en discussion avec le Fonds monétaire international (FMI) pour une aide de 3,2 milliards de dollars et a sollicité un milliard de dollars supplémentaire auprès de la Banque mondiale.     

De son côté, le ministre égyptien des Finances, Momtaz Saïd, a indiqué hier dans un communiqué que le pays a besoin de quelque 11 milliards de dollars sur deux ans pour redresser son économie.Le président de la Banque mondiale, Robert Zoellick, a redouté jeudi des tensions autour de l’aide internationale à l’Egypte si les exigences de   transparence et de démocratisation ne sont pas entendues. «Leurs réserves sont à des niveaux bas», a constaté Robert Zoellick. «Mais si nous apportons un soutien financier initial au gouvernement en général, (nous voulons) nous assurer que c’est transparent, que cela a un rapport avec les changements auxquels aspiraient les gens ou avec une responsabilité accrue vis-à-vis de la société. Et il y aura des tensions à ce sujet», a-t-il ajouté.

Categorie(s): international

Auteur(s): Rédaction internationale

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