Youcef Yousfi à l’APN : Des négociations vont débuter avec Desertec

Elwatan; le Mardi 29 Mars 2011
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L’Algérie doit entamer des discussions avec une délégation de représentants de Desertec dans quelques semaines», a déclaré, hier, le ministre de l’Energie et des Mines, Youcef Yousfi, devant les membres de la commission des affaires économiques, du développement, de l’industrie, du commerce et de la planification de l’Assemblée populaire nationale (APN).
Le ministre, qui était l’invité de la commission, a fait un exposé sur le programme du secteur de l’énergie et des mines avant de répondre aux questions des membres de la commission. Il ressort des réponses, notamment sur le programme du solaire et la position de l’Algérie vis-à-vis des initiatives internationales, qu’une rencontre doit avoir lieu bientôt avec des responsables du projet Desertec.


Maîtrise de la technologie


«Dans quelques semaines, on va rencontrer les responsables de Desertec pour voir comment travailler en partenariat...», a indiqué M. Yousfi. Le ministre a réitéré la position du gouvernement qui est de travailler avec tous ceux qui apportent quelque chose au programme national de développement des énergies renouvelables comme le solaire. Avec évidemment la nécessité du transfert de technologie et la production localement des équipements nécessaires aux installations de production de l’électricité à partir du solaire. Le ministre a rappelé que le programme soumis au gouvernement prévoit de produire 22 000 MW en énergies nouvelles et renouvelables d’ici 2030 avec 65 projets et que 10 000 MW seront destinés à l’exportation.
Dans ce programme, il est prévu aussi de faire contribuer les hommes d’affaires nationaux et les universités, et centres de recherche. A ce propos le ministre annoncera que d’ici une semaine, une rencontre aura lieu avec les hommes d’affaires pour leur exposer le programme.


Concernant le projet de la raffinerie de Tiaret, le ministre a indiqué que la décision finale est à l’étude sur la base de critères économiques et stratégiques et l’économie globale du projet.
A une question sur le projet de la mine de plomb et de zinc de Oued Amizour, le ministre a indiqué que l’étude de faisabilité est à l’étude et que le projet allait être concrétisé, sauf qu’il y a des risques très sérieux sur la méthode d’exploitation.
La question qui se poserait est de voir quelle est la meilleure méthode pour éviter les problèmes de sécurité et d’environnement.
Concernant une autre question qui fait l’actualité, à savoir celle du nucléaire, le ministre a indiqué : «Nous allons peut-être recourir au nucléaire à long terme ; nous n’avons pas d’alternative» en ajoutant que «l’Algérie doit se préparer pour ce choix» car «il faut entre 10 à 15 ans pour faire les études pour la construction de la première centrale».
Questionné sur les risques qui existent sur les installations nucléaires existant en Algérie, le ministre a indiqué que la capacité à Aïn Ouessera est très faible, 15 MW, et que le réacteur est utilisé pour la recherche. A propos du nuage radioactif en provenance de la centrale de Fukushima (Japon), le ministre a estimé qu’il n’existait aucune menace sur l’Algérie.


Pas d’augmentation du prix de l’électricité


Concernant partenariat avec l’Europe, il a indiqué qu’un dialogue est en cours pour aboutir à un protocole de partenariat sur l’énergie qui garantirait les intérêts des deux parties en faisant référence aux difficultés que rencontre Sonatrach à entrer sur le marché européen.
Plusieurs textes seraient en préparation pour relancer la recherche dans le secteur des mines, soutenir les installations solaires et renforcer le rôle de Sonelgaz en revoyant ses statuts, selon le ministre. D’ici 2015, le taux d’électrification doit être porté à 99% et le taux de pénétration du gaz naturel à 53%, selon le programme exposé.
Il a aussi démenti tout projet d’augmentation des tarifs de l’électricité en rappelant que le coût était subventionné à travers l’aide que l’Etat donne à Sonelgaz.
A une question sur les importations de produits énergétiques, comme le diesel, le ministre a appelé indirectement les députés à ne plus bloquer les propositions d’augmentation des prix du carburant, notamment le diesel pour avoir moins recours aux importations tout en ajoutant que les programme de développement des capacités de raffinage prévoient le doublement de ces dernières.

Categorie(s): economie

Auteur(s): Liès Sahar

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