Ziri Hammiche, modèle en body fitness : Pas d’avenir pour le body fitness en Algérie

Elwatan; le Vendredi 2 Octobre 2015
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- Racontez-nous un peu votre parcours...

J’ai toujours été sportif. J’ai commencé le karaté dès l’âge de douze ans. Je me suis ensuite tourné vers le kick-boxing à 14 ans et j’en ai pratiqué jusqu’en 2012. J’ai été champion d’Algérie et j’ai représenté le pays avec l’équipe nationale junior en Turquie. Depuis trois ans, je me concentre sur le body fitness que j’ai découvert lors d’une visite aux Etats-Unis, en 2012. En parallèle, je poursuis mes études d’ingénieur d’Etat en statistiques. Je compte faire mon mastère l’année prochaine, car cette année, je l’ai consacrée aux compétitions de body fitness.

- Comment la passion du body fitness vous est-elle venue ?

Ça a commencé par l’amour de la musculation. Le mode d’entraînement, l’hygiène de vie et l’organisation des pratiquants de ce sport m’ont attiré. Par ailleurs, la structure musculaire et le développement du corps de ces gens sont remarquables.

- Quelles sont les difficultés auxquelles vous avez fait face ?

La vraie difficulté a été de ne pas trouver quelqu’un pour m’aider. Je me suis intéressé à cette pratique et j’ai commencé à en faire seul. J’avais besoin de quelqu’un pour m’orienter et m’apprendre les bases de l’hygiène de vie et de l’entraînement, de même pour entrer en compétition.

- Qui sont les modèles qui vous inspirent ?

Il n’y en a pas beaucoup. Je peux citer l’Espagnol Sergi Constance, le Bulgare Lazar Angelov, Jaco De Bruyn et enfin Roger Snipes.

- Quelles sont vos mensurations ?

Je change de poids très souvent et vite, cela dépend de mon régime alimentaire. Avant une compétition, on perd du poids et on a le rebond. Par ailleurs, je mesure 181 cm.

- Quelles sont vos routines d’entraînement ?

Je m’entraîne tous les jours durant une heure et je choisis un muscle chaque jour. Quand une compétition approche, je m’entraîne matin et soir.

- Racontez-nous un peu votre dernière compétition au WBFF à Las Vegas...

C’était ma première compétition internationale dans ce domaine. La WBFF ouvre les portes aux participants libres, et vu qu’on n’a pas de fédération de body fitness en Algérie, j’ai participé en candidat libre avec mes propres moyens. J’ai passé la présélection où le jury a pris 60 modèles sur 300. Après les sélections du top 10 puis du top 5, j’ai décroché la 4e place.

- Quelles sont vos prochaines compétitions ?

La prochaine compétition aura lieu à Londres, le 14 novembre. C’est presque le même principe de la WBFF. Ce sera une participation libre aussi.

- Quels sont vos objectifs maintenant que vous êtes entré dans le monde des compétitions ?

Le plus important pour moi, c’est d’avoir une carte professionnelle. Je ne l’aurai que si je me classe parmi les trois premiers modèles dans une compétition internationale. Par ailleurs, je veux être l’ambassadeur du body fitness en Algérie. J’envisage d’ouvrir une salle de sports professionnelle, spécialisée dans cette pratique.

- Quels conseils donnez-vous à quelqu’un qui vient de commencer le body fitness ?

Premièrement, il faut impérativement suivre un régime alimentaire sain pour stabiliser son corps afin de commencer l’entraînement sans difficulté. Ce régime doit convenir la morphologie de la personne et à ses objectifs. Entre quelqu’un qui veut perdre du poids et un autre qui veut une prise de masse, ce n’est pas la même chose. Chacun a un régime spécifique à suivre qui ne peut être donné que par un spécialiste ou un coach professionnel. Concernant l’entraînement, il faut commencer doucement, sans trop charger le programme, avec des petits circuits à développer après.

- Qu’en est-il des suppléments alimentaires ?

Ils sont importants et aident beaucoup les muscles. A mon avis, il est nécessaire d’en prendre lorsqu’on a des objectifs de compétition. Une fois qu’on arrête d’en consommer, on peut perdre du poids comme on peut ne pas changer. Cela dépend toujours de la morphologie.

- Le body fitness est-il considéré comme un sport à part entière en Algérie ?

En Algérie, le body fitness n’est pas encore reconnu comme un sport à part entière ; il le sera dès le mois de février prochain. Cependant, je peux assurer une chose : les gens s’intéressent aujourd’hui au body fitness plus qu’au body building, qu’ils soient hommes ou femmes. Par ailleurs, il y a un manque de moyens, c’est pour cela que je ne présage pas d’avenir pour le body fitness en Algérie.


 

Categorie(s): sports

Auteur(s): Ryma Maria Benyakoub

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