6e ÉDITION DU FESTIVAL D’ORAN DU FILM ARABE (FOFA): «La présélection a favorisé la qualité et non la quantité»

Lesoir; le Lundi 17 Decembre 2012
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Pour cette
6e édition du Festival d’Oran du film arabe, qui se tient depuis samedi
15 décembre, et ce, jusqu’au 22, les organisateurs ont concocté une
palette de 13 longs métrages et 14 courts métrages ainsi qu’une dizaine
de documentaires qui seront en compétition cette année pour décrocher un
prix à la hauteur du travail réalisé. Organisé sous le signe des
festivités du cinquantième anniversaire de l’indépendance de l’Algérie,
le FOFA de cette année sera marqué par des séquences qui rappelleront
tout au long de cette édition toute la symbolique de cette date. Pour
l’occasion et pour la première fois dans l’histoire de ce festival, un
prix du meilleur documentaire sera décerné à l’issue de la projection
tout au long du festival, avec une dizaine de documentaires représentant
l’Algérie, le Maroc, la Tunisie et la Palestine. L’Algérie sera dans ce
contexte à l’honneur avec un panorama du film révolutionnaire avec la
projection de onze longs métrages, tels que L’épopée de Cheikh Bouamama,
Ben Boulaïd, Zone interdite, La Bataille d’Alger…Les hommages ne
manqueront pas cette année de mettre en valeur le parcours de bon nombre
d’artistes et de critiques qui ont marqué l’art en Algérie. Pour cette
édition, les organisateurs ont pensé à honorer Boulem Bessayeh, ancien
ministre de la Culture et ancien président du Conseil constitutionnel,
mais également la sénatrice Zohra Drif, les regrettés Sirat Boumediène,
comédien oranais, l’acteur Rachid Farès et l'actrice Aïcha Adjouri (Kalthoum).
D’autres hommages seront rendus à l’actrice Nouria Kasderli, Mohamed Ben
Salah, ancien directeur de la Cinémathèque d’Oran, René Vautier et Gillo
Pontecorvo. Pour revenir à la compétition, l’on saura que sur les 117
films proposés à la participation seuls 27 longs et courts métrages ont
été retenus. Les organisateurs du FOFA disent avoir favorisé la qualité
sur la quantité afin de rehausser davantage le niveau de ce festival
arabe. Il s’agira cette année de 13 longs métrages avec notamment El
Oustad(le professeur) de Mahmoud Ben Mahmoud (Tunisie), 33 jours de
Djamel Chourdji (Liban), Tora Borade Walid Al Awadi (Koweït), Al Joumaâ
El Akhir(le dernier vendredi) de Yahia Al Abdallah (Jordanie), Tanoura
Maxide Joe Bou Eid (Liban), Al Chiraâ ou Al assifa(les voiles et la
tempête) de Ghassan Chamit (Syrie), Lama chouftak (lorsque je t’ai vu)
d’Annie Marie Jacer (Palestine), El Khourouj ila anahar(sorti au jour)
de Hala Lotfi (Egypte), Cinquième Corde de Selma Bergache (Maroc), Al
Chawk de Khaled Elhaggar (Egypte)… L’Algérie sera représentée par Yemade
Djamila Sahraoui, et Parfums d’Alger de Rachid Benhadj. Pour la
compétition des courts métrages, l’Algérie sera en course avec 3 films,
dont Al Jazira (l’île) d’Amine Sidi Boumediène (film primé au dernier
Festival international d’Abu Dhabi, ndlr). Pour les autres courts
métrages, on peut citer Al Yadou Al Yousra (Maroc), Al Tariq (Syrie),
Woujouh (Jordanie), Al Basira (Emirats arabes unis)… Le jury du court
métrage sera présidé par le jeune cinéaste Mounes Khamar, et le jury du
long métrage par l’universitaire et chercheur Hadj Miliani. Afin de
dissiper tout malentendu concernant la non-sélection de deux films
algériens, Le Repenti de Merzak Allouach et Zabanade Saïd Ould Khelifa,
le commissaire du festival dira que, s’agissant du premier, il ne faut
surtout pas y voir un quelconque parti pris contre son réalisateur ;
tout simplement, le film n’a pas été proposé à la participation, le
second n’a pas été présélectionné uniquement par souci d’éthique, l’un
de ses membres faisant parti du comité participant au FOFA de cette
année et non pas suite aux critiques dont il a fait l’objet. Pour Ahmed
Bedjaoui, président d’honneur du FOFA de cette année, «il faut cultiver
le public cinéphile, et pour cela, il faut commencer par l’éducation
nationale, aller dans des écoles et leur parler de cinéma». Pour les
cinéphiles et les amateurs du 7e art, rendez-vous est donc donné tous
les jours à la cinémathèque et aux deux salles Saâda et Maghreb pour
découvrir les 27 films en compétition.
Amel Bentolba

Categorie(s): culture

Auteur(s): Amel Bentolba

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