À BRUXELLES, LE PARLEMENT EUROPÉEN ÉCHANGE AVEC DES DÉPUTÉS ET DES SÉNATEURS ALGÉRIENS: Expertises et réalités

Lesoir; le Jeudi 29 Novembre 2012
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De notre bureau de Bruxelles, Aziouz
Mokhtari
L’objectivité, tout d’abord. La délégation interparlementaire qui
représentait l’Algérie aux 12es rencontres avec le Parlement européen
(PE) était de qualité, représentative des principaux courants
politiques. Le binôme FLN-RND, ce grand classique algérien des enceintes
internationales, n’était pas de mise dans la capitale européenne.
L’ordre du jour chargé s’articulait autour des thématiques dans
lesquelles la coopération entre les deux chambres, voire trois en y
incluant le Sénat algérien, devrait être assise, consolidée. P. Antonio
Panzeri, président de la délégation Maghreb du Parlement européen, et
Leïla Tayeb, vice-présidente du Conseil de la nation, présidaient les
travaux. Les Européens sont intervenus les premiers (fonctionnement de
la coopération, le multilatéral au sein de l’Union pour la Méditerranée,
soutien de l’UE aux Parlements des pays partenaires) ; grosso-modo,
c’était, là, le sens des communications qui ont inauguré le cycle. Le
second chapitre avait trait à la structuration de la coopération avec un
nouveau plan «d’actions» et de «perspectives», les partenariats
«énergétiques» et «économique et social»… Dans l’après-midi, dès la
reprise des travaux, il s’est agi des réformes en Algérie (développement
du paysage politique après les dernières législatives). Ensuite, les
participants ont échangé autour de la «nouvelle loi sur les
associations» et «vers une réforme du code de la famille ?»
(l’interrogation est consignée dans la littérature distribuée lors du
colloque). Lors de cet espace de débats, les députés et sénateurs
algériens ont à plusieurs reprises pris la parole. Mme Baya Nacila
Khellaf (FLN), M. Karim Baloul (FFS) et Nadia Chouitem (PT) ont apporté
des clarifications, des éléments d’analyse et précisé des faits, des
événements et des situations. La délégation algérienne était conduite
par Mme Leïla Tayeb (vice-présidente du Sénat), Berrabah (FLN),
Abdelkrim Koreïchi (président de la commission éducation, formation,
enseignement supérieur et recherche scientifique et des affaires
religieuses du Conseil de la nation), Bouzid Lezhari (Conseil de la
nation), et Mohamed Chenouf (RND), Boubekeur Gaddouda (AAV), Lazhar
Kaddouri (IND), Abderrachid Tabi (relations internationales APN) et Mme
Louisa Khelil, assistante de la viceprésidence du Conseil de la nation,
Mohamed Akhamokh, Karim Abbaoui et Mokhtar Zerouali, sénateurs… Il est
vrai, cependant, que la communication (honnête, sourcée) du Dr Alexander
Mattelaer (Université libre de Bruxelles et institut d’études
européennes) sur la «sécurité du Sahel — un défi partagé», a été un
moment fort du symposium, histoire de rappeler par le groupe algérien,
notamment par Mme Leïla Tayeb, que l’Algérie «privilégie» la solution
politique et que si notre «pays n’accepte pas qu’il y ait des soldats
étrangers sur son sol, il n’envoie pas aussi ses militaires sur le sol
des autres». Au Mali ou ailleurs...
A. M.

Categorie(s): actualités

Auteur(s): A. M.

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