AÏN DEFLA: Meeting du FFS à Khemis Miliana

Lesoir; le Dimanche 10 Novembre 2013
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Les crises s’aggravent parce que le système perdure
en l’absence d’une indépendance de la justice et d’un consensus
politique national.
Ahmed Betatache, premier secrétaire du FFS, accompagné de Ali Laskri, un
des 5 membres du présidium du parti d’Aït Ahmed, a animé hier, un
meeting populaire à Khemis Miliana, dans la salle des fêtes de la ville,
meeting au cours duquel, s’adressant à une foule nombreuse, des jeunes,
surtout, il a commencé par dresser un bref rappel historique du FFS, des
conditions qui ont dicté sa création en tant que premier parti
indépendant post-indépendance.
Il a rappelé que le FFS est né conformément au consensus qui s’était
dégagé avant l’appel du 1er-Novembre, appel qui consacrait trois grands
principes à savoir la mise en place d’un système qui devait concrétiser
une démocratie sociale et la promotion d’un Maghreb arabe uni.
A ce sujet et en dressant un constat d’échec, il dira : «50 après, rien
de cela n’a été fait, le pouvoir politique n’est toujours pas entre les
mains du peuple, les Algériens vivent dans la pauvreté dans un pays
riche, et un Maghreb qui ne s’est jamais uni par la faute des
gouvernants des pays qui le composent.»
Evoquant la déferlante des «printemps arabes», Betatache s’interroge et
interroge «quels printemps connaissent maintenant ces pays comme la
Syrie, la Libye, la Tunisie et l’Égypte ?», et de rappeler que Aït Ahmed
s’est farouchement opposé à ce que les Algériens versent dans ce faux
pas «l’histoire a donné raison au FFS» et d’ajouter «comme il avait
raison, en 1963, en 1992 quand il a appelé à l’époque la nécessité
d’œuvrer à une conciliation nationale qui aurait pu éviter à l’Algérie
tant de larmes et de souffrances, réconciliation qui ne s’est imposée
que dix ans plus tard».
Abordant le sujet des «crises plurielles et diverses, graves, que
connaît le pays», telles que «la corruption qui affecte tout le corps de
l’Etat avec la cascade des scandales financiers et autres
détournements», l’orateur l’impute à une justice inféodée «au pouvoir en
l’absence d’un Etat de droit sans lequel les crises iront en
s’aggravant».
S’agissant de la lutte qu’a menée le peuple et ses fils pour
l’indépendance et la construction d’une Algérie libre et démocratique où
gouverne le peuple à travers les institutions, le responsable national
du FFS déplore que «les 45 000 morts lors de la réponse du colonialisme
à la demande du peuple de sa liberté et son indépendance après avoir
aidé la France à se débarrasser du colonialisme nazis, que les morts de
1963, ceux du 5 octobre 1988 ne bénéficient pas du statut de Chouhadas».
Explicitant la ligne politique du FFS, Betatache dira : «Nous sommes
pour le changement du système de gouvernance en place, nous voulons
qu’il se fassee pacifiquement et démocratiquement, cela ne signifie pas,
et en aucune manière, que nous cautionnons ce système, le FFS a toujours
œuvré dans ce sens et continuera à œuvrer pour la concrétisation d’un
consensus sans exclusive, c’est la seule solution pour la sortie de
toutes ces crises.»
Karim O.

Categorie(s): actualités

Auteur(s): Karim O.

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