AÏN DEFLA: «Nous ne pouvons accorder que ce qui relève de notre compétence»

Lesoir; le Mercredi 19 Decembre 2012
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Le ministre de l’Education nationale a effectué hier, pour la première fois depuis sa nomination à la tête de cet important secteur, une visite qu’on pourrait appeler d’information et d’évaluation de la carte scolaire de la wilaya de Aïn Defla.
Après avoir inauguré un CEM à Miliana, visité le chantier de rénovation du plus vieux lycée de la wilaya réalisé en 1876, le lycée Mohamed- Abdou, qui fut la première Ecole normale, procédé à la pose de la première pierre du lycée de Bourached et l’inauguration d’un autre CEM à Aïn Defla dans le quartier El Khechab, le ministre a tenu un point de presse pour répondre aux nombreuses questions des journalistes. Interrogé sur l’évaluation de la situation du secteur dans la wilaya, il s’est dit très satisfait de tout ce qui a été réalisé tout en reconnaissant qu’il reste encore à faire. Il s’est dit aussi satisfait des capacités de réalisation des structures, un lycée construit et opérationnel en une année et un CEM en huit mois ce qui, note-t-il, n’est pas le cas dans d’autres wilayas où cela demande deux ans et plus, avec certains retards parfois. Après la présentation d’un rapport général par le directeur de l’éducation, le ministre a relevé un taux impressionnant d’élèves qui ne franchissent pas le cap du passage au cycle secondaire, un taux estimé à plus de 52%. S’agissant de la formation des enseignants, notamment ceux qui forts de leurs diplômes universitaires sont recrutés et qui se voient confier des classes, le ministre a parlé alors de formation continue ou à temps limité par intermittence quitte à empiéter sur les vacances. A la question de savoir si on pense rouvrir sous une forme améliorée les ex-ITE qui ont formé plus ou moins bien un très grand nombre d’enseignants des trois cycles, le ministre n’apportera aucune réponse nette. Pour ce qui est des relations entre le MEN et le monde syndical, il dira : «Nous écoutons tout le monde et nous étudions toutes les propositions.» Les œuvres sociales de l’éducation sont gelées depuis 2010. Questionné à ce sujet, A. Baba Ahmed dira que «les commissions ont été installées, les crédits sont à la disposition des structures sociales locales, on espère que le dégel va se faire». A propos de la situation des agents relevant des corps commun, le ministre dira que «le problème est un problème national et non spécifique au secteur de l’éducation, il ne peut trouver de solution que dans un cadre interministériel, voire gouvernemental, nous ne pouvons accorder ce qui ne dépend pas de nous».
Karim O.

Categorie(s): actualités

Auteur(s): Karim O.

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