AMARA BENYOUNÈS COMMENTE LES RÉSULTATS DE SON PARTI: «Ni surprise ni fruit du hasard»

Lesoir; le Lundi 3 Decembre 2012
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A tous ceux qui s’étonnent des résultats obtenus par le Mouvement populaire algérien (MPA), Amara Benyounès répond que son parti n’a pas usurpé sa position de troisième force politique du pays. Les résultats obtenus, dit-il, sont le résultat des positions constantes du MPA.
Nawal Imès- Alger (Le Soir)- Le score du MPA aux élections locales qui a suscité beaucoup de commentaires n’est «ni le fruit du hasard ni une surprise», avance d’emblée Amara Benyounès. Le patron du MPA refuse que sa formation politique soit classée parmi les partis nouvellement agréés. Le MPA, rappelle-t-il, est le fruit de sept années d’attente de l’ancien UDR et il était prévisible, assure-t- il, qu’il monte en puissance. «C’est dans la clarté de ses positions et leur constance, c’est dans le patriotisme de sa ligne politique et la transparence de sa gestion interne qu’il faut rechercher l’origine de son succès et nulle part ailleurs», répète Amara Benyounès qui animait hier une conférence de presse. Il a tenu à rappeler qu’en matière de nombre de listes déposées, le MPA était classé au troisième rang et que lors des législatives de mai dernier et en dépit d’une jeune expérience en la matière, son parti avait réussi à obtenir 7 sièges à l’APN. L’arrivée du MPA, dit-il, signe la reconfiguration du champ politique. Profitant de cette position, le MPA se dit ouvert à des discussions avec les autres partis politiques «sans exception» pourvu qu’ils partagent un minimum d’idéal démocratique et que les alliances ne soient «ni autour d’un homme ni contre lui». Au niveau des APC, le MPA privilégiera des alliances avec les formations qui sont présentes dans le gouvernement. Des instructions ont été données aux nouveaux élus pour contracter ces alliances. A l’avenir, le MPA n’exclut pas des discussions avec l’ensemble des partis politiques car, dit-il, «le MPA n’a pas d’ennemis en politique mais juste des adversaires». Amara Benyounès affirme que «nous avons le devoir d’œuvrer au rassemblement le plus large possible de la famille républicaine, patriotique et moderne. Nous sommes conscients qu’aucune formation politique ne peut seule faire face aux nombreux défis de la nation. Réunie, cette famille peut conduire le pays au développement au profit de tous, divisée elle risque de n’avoir aucune prise sur sa propre histoire et celle du pays». Il se dit convaincu que l’ère de l’exploitation de l’islam à des fins politiques est définitivement révolue. L’Algérie est entrée dans l’ère de l’après-islamisme politique, assure-t-il, affirmant que si la proposition de rejoindre l’Alliance présidentielle lui est faite, les instances du parti trancheront tandis que la question du soutien du président de la République est déjà tranchée : le MPA soutiendra Bouteflika si ce dernier se présentait à nouveau en 2014.
N. I.

Categorie(s): actualités

Auteur(s): N. I.

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