ARCELORMITTAL ANNABA: Les dernières perturbations se répercutent négativement sur la production

Lesoir; le Mercredi 12 Decembre 2012
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Les problèmes ayant surgi ces derniers mois au complexe sidérurgique Arcelor Mittal d’El Hadjar-Annaba, notamment avec l’occupation du haut fourneau n° 2, se sont répercutés négativement sur la production d’acier liquide au sein de cette filiale algérienne du géant mondial de la sidérurgie dont le siège est implanté au Luxembourg. Selon le dernier bulletin d’ArcelorMittal Annaba «infos usine 36», daté du 10 décembre 2012, la production enregistrée pour le mois de novembre écoulé a été de l’ordre de 12 354 tonnes. «C’est le plus mauvais résultat de l’année en cours», soulignent les rédacteurs du document. Concernant le volume de ventes des produits sidérurgiques pour le même mois, la même source fait état de 29 591 tonnes dont 54% de produits longs et 46% de produits plats. Pour rappel, une quinzaine de travailleurs de l’entreprise ont occupé et mis à l’arrêt à la mi-novembre écoulé durant quatre jours, le haut fourneau en question. Cela s’est répercuté sur la production qui était négative pendant ces journées, et, de ce fait, le manque à gagner était estimé à 4 millions de dollars pour la même période. Ce n’est pas tout, d’autres problèmes ont marqué le complexe ces derniers temps. Ils ont pour origine le retard pris dans le renouvellement du syndicat d’entreprise dont le mandat est arrivé à terme, depuis le mois d’octobre dernier. Une lutte oppose deux clans à l’intérieur de cette usine. Il y a ceux majoritaires qui sont pour la reconduction de l’actuel SG par intérim occupant ce poste depuis le départ du titulaire, élu à la chambre basse du parlement en mai dernier. De l’autre coté, un groupuscule mené par l’ancien SG du syndicat de l’entreprise et ex-député manœuvre dans le but de bloquer la candidature de l’actuel SG par intérim. Les manœuvres n’ont pas épargné d’autres travailleurs relevant d’entreprises de la sous-traitance au sein du complexe d’El Hadjar. Ces derniers s’agitent pour créer un climat de tension, estime-t-on à l’intérieur de l’usine. La direction générale d’ArcelorMittal, Annaba participe à cette situation par son renvoi aux calendes grecques, du plan d’investissement de 500 millions d’euros qui a reçu l’aval des pouvoirs publics, par le biais de la Banque extérieure d’Algérie, établissement étatique qui a consenti une importante partie de ce financement. Si cette situation perdure, elle ne manquera pas de créer davantage de problèmes à cette filiale algérienne, estiment d’anciens cadres de l’entreprise étatique Sider. Celle-ci détenait le capital de l’usine à 100% avant 2001, année qui a vu ce capital baisser à 30%, le reste, soit 70%, ayant été acquis depuis cette date par l’indien Mittal.
A. Bouacha

Categorie(s): actualités

Auteur(s): A. Bouacha

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