Au lendemain de la première journée de la CAN-2015 des U23: Algérie : quelques réglages pour se relancer

Lesoir; le Mardi 1 Decembre 2015
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Si dans la poule A, la Tunisie et le Sénégal, qui
s’affrontent aujourd’hui dans un match déjà qualificatif aux
demi-finales, semblent prendre une sérieuse option, le groupe B où
évolue notre sélection olympique n’a pas livré tous ses secrets au
lendemain de la première levée, dimanche à Mbour.
Mohamed Bouchama - Alger (Le Soir) - Les Nigérians de Samson Siasia ont,
certes, décroché les trois points de la victoire face aux Aiglons du
Mali, grâce notamment à un doublé de l’attaquant du CS Sfaxien Ajayi et
une troisième banderille de Mohammed Usman, mais ce succès fut long à se
dessiner. Les Maliens, menés 0-3 après quarante-cinq minutes de jeu, ont
su, durant la seconde mi-temps reprendre du poil de la bête.
Malheureusement, les poulains de Cheikh Oumar Kome n’ont pu renverser
complètement la vapeur. Deux réalisations, œuvres de Niane Adama et
Abdoulaye Diarra, n’ont pas suffi pour priver les Nigérians d’un premier
succès ô combien important dans la course aux deux sésames pour les
demies. Une quête que les deux sélections arabes de cette poule sont
loin d’atteindre. Leur partage, dimanche après-midi a plutôt souri à
leurs deux concurrents subsahariens. Si bien que l’optimisme affiché par
les deux sélectionneurs de l’Algérie, le Suisse Pierre-André Schürmann,
et de l’Egypte, Houssam El-Badry n’avait plus d’être.
Le technicien suisse «satisfait du résultat» osera même affirmer que
«nous avons bien joué et avons réussi à revenir au score». Or, du beau
jeu, les camarades de Kenniche n’en ont produit que par petites
séquences, les Egyptiens ayant, non seulement monopolisé le cuir, fait
cavalier seul et leur stratège Mahmoud Souleiman alias Kahraba s’est
permis le luxe, à plusieurs reprises, de passer en revue aussi bien les
éléments du milieu que ceux de la défense algérienne. Les Verts, très
mal positionnés sur le terrain, avaient les moyens de mieux faire. Sur
le plan individuel, des joueurs comme Ferhat, auteur de l’égalisation,
et Meziane, qui a raté le but de la victoire, ont apporté la preuve que
l’équipe est techniquement valable. Néanmoins, pour transformer cette
supériorité technique individuelle en suprématie collective, la
condition physique et la cohésion du groupe se devaient d’être au point.
Le travail effectué depuis août 2014 ne semble pas avoir, en tout cas,
donné les fruits espérés et par Schürmann et par ses employeurs.

Le Mali jouera son va-tout
Désormais mieux renseigné sur les capacités de son team et celles des
prochains adversaires durant ce premier tour de la CAN, le sélectionneur
des Verts se doit de réfléchir aux formules adéquates en mesure de
transformer son team. Demain, face au Mali, la mission de Salhi et
compagnie s’annonce plus délicate. Plus compliquée d’autant qu’il
s’agira d’un adversaire très athlétique et qui manie parfaitement le
cuir. C’est aussi un ensemble malien qui se présentera sur la pelouse du
stade Caroline-Faye avec la ferme intention de l’emporter.
Le rendez-vous à ne pas manquer, en somme. Schürmann qui a emmené au
Sénégal un ensemble physiquement diminué se doit surtout d’apporter les
solutions efficientes. Le forfait de Gagaâ, blessé au genou, et le
rendement moyen des attaquants lors du premier match face à l’Egypte
vont devoir inciter le coach suisse à revoir son dispositif. S’il est
quasiment exclu de voir Oussama Derfalou intégrer l’effectif de départ
face aux Maliens, la présence de Zakaria Haddouche sera la bienvenue.

Le virevoltant ailier sétifien a suffisamment de qualités (puissance et
vitesse) pour dérouter une arrière-garde malienne par trop lourde.
Renforcer le couloir droit de la défense sera aussi un souci à ne pas
négliger. Face à l’Egypte, le frêle Benghit a eu toutes les peines du
monde à contenir les assauts des avants égyptiens. Pas suffisamment armé
physiquement, le défenseur du Paradou AC a également paru affecté par la
forte chaleur mais surtout par la vivacité de ses vis-à-vis. Le «Panucci»
algérien peut, par contre, offrir des solutions offensives, lui
l’arrière droit de formation qui a été reconverti en ailier droit à
cause justement de son petit gabarit. Une redistribution des rôles
s’impose, de toute manière, pour éviter les errements constatés lors de
la sortie de dimanche face aux Egyptiens qui avaient évolué, à l’instar
de nos joueurs, la peur au ventre. C’est cette impression de mal faire
que les poulains de Schürmann doivent évacuer. Le Mali a, certes, les
moyens et la volonté de revenir dans la course à la qualification.
N’empêche que les équipiers de Kenniche ont les vertus essentielles pour
ambitionner une première victoire lors de cette CAN. C’est, en
définitive, tout le mal qu’on souhaite à cette sélection appelée à
concrétiser un rêve vieux de 35 ans.
M. B.

Categorie(s): sports

Auteur(s): M. B.

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