BELAYAT À SAÂDANI À PROPOS DE LA DÉMARCHE DES 19 :: «Le Président sait répondre»

Lesoir; le Dimanche 29 Novembre 2015
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Abderrahmane Belayat ne perd toujours pas espoir de
déloger celui qu’il considère être l’indu-secrétaire général du FLN.
M. Kebci - Alger (Le Soir) - Le mouvement de redressement du vieux
front qu’il pilote présentera incessamment un dossier lourd et
consistant devant le Conseil d’Etat à l’effet d’invalider le dernier
congrès tenu fin mai à la coupole du complexe olympique Mohamed-Boudiaf
à Alger. Comme nouvelles pièces à conviction, Belayat évoquait, hier
samedi à l’occasion d’une rencontre avec la presse, les listes
nominatives des congressistes des wilayas de Chlef et de Mila, des
militants d’autres partis qui ne remplissent pas les critères de
congressistes encore moins ceux des membres du Comité central puisque
certains d’entre eux se sont vu attribué «indument» cette qualité.
Aussi, ne parle-t-il pas d’une nouvelle lettre à envoyer au président du
parti, qui n’est autre que le chef de l’Etat pour l’interpeller, encore
une fois, sur la situation du front qui risque, selon Belayat, tout
simplement d’être «dilué». Allusion à l’initiative du secrétaire général
tant décrié portant mise en place d’une large alliance de soutien au
programme du président de la République et pour les besoins de laquelle,
d’ailleurs, un siège, inauguré hier, lui est dédié. Car, pour celui qui
se considère comme coordinateur du bureau politique du FLN, cette
démarche «n’a d’autre mobile que des velléités présidentielles» de son
promoteur, Ammar Saâdani. «Le président de la République est président
d’honneur du parti qui a la majorité parlementaire, un gouvernement
qu’il a lui-même désigné et qui applique son programme, a-t-il besoin
d’une autre alliance ?, interrogera-t-il, expliquant qu’en politique,
c’est le «rapport de force» qui prime et dans ce cadre, «le FLN n’a pas
besoin d’une alliance au vu de sa position dominante».Et de faire
remarquer que pareil projet politique relève des prérogatives du comité
central, voire du congrès du parti. «C’est risible et pas sérieux», a
ironisé Belayat qui a pris la défense du groupe des 19-4 qui ont demandé
une audience au président de la République. «Nous avons lu ladite
demande, nous l’avons discutée. Qu’ont-ils fait de mal ou d’anormal ? Et
puis, les 19 n’ont pas sollicité de soutien de quiconque. Le président
de la République sait bien répondre, laissez-le tranquille», a soutenu
le coordinateur du mouvement de redressement du FLN pour qui la réaction
de Saâdani à ce sujet a «terni l’image du parti et celle du président de
la République».
M. K.

Categorie(s): actualités

Auteur(s): M. K.

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