BELKACEM MOSTEFAOUI, DIRECTEUR DE LA POST-GRADUATION ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE À L’ENSJSI: «Pourquoi tant de projets de télévisions et pas de radios ?»

Lesoir; le Lundi 17 Decembre 2012
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Entretien réalisé par Brahim Taouchichet
Connu pour son esprit critique qui ne souffre pas de complaisance,
Belkacem Mostefaoui, professeur et directeur de recherche à l’Ecole
nationale supérieure de journalisme et des sciences de l’information,
aborde de front l’actualité du jour : l’ouverture du champ audiovisuel,
autrement dit de nouvelles chaînes de télévision appelées à terme à voir
le jour en sus de télés «pirates» ou «offshore» qui émettent déjà de
l’étranger pour le public algérien.Bien évidemment, il s’agit ainsi
d’être en phase avec la libéralisation de l’économie. La loi en cours
d’étude serait à un stade bien avancé, à en croire Mohamed Saïd, le
ministre de la Communication. Dans cet esprit, la mise en place d’un
organisme de régulation revêt une importance stratégique tant il
déterminera pour les uns et les autres la règle du jeu quant au respect
de l’éthique et de la déontologie, la transparence en matière de
financement, c’est-à-dire les sources d’agent. Notre invité, s’il
déplore le retard pris par l’Algérie en déphasage par rapport au «Temps
mondial des médias», ne se départit pas moins d’un certain scepticisme
compte tenu du risque induit par la cacophonie des chaînes TV au
détriment de la liberté du citoyen. Pour lui, la pléthore de partis
politiques et de titres de presse n’est pas le signe de la démocratie
qui doit être scrupuleusement respectée comme l’exige l’Etat de droit.

Categorie(s): entretien

Auteur(s): lesoir

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