CAN-2015 U23 (1er tour-Groupe B, 1re journée), cet après-midi (16h) à Mbour : Égypte-Algérie: Rio, c’est aujourd’hui ou jamais !

Lesoir; le Dimanche 29 Novembre 2015
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La CAN-2015 des U23 s’est ouverte hier à Dakar avec
Sénégal-Afrique du Sud et Zambie-Tunisie, deux rencontres comptant pour
la poule A domiciliée dans la capitale sénégalaise. Aujourd’hui, le
groupe B se lancera dans la compétition. Deux chocs sont proposés. Il
s’agit d’un derby arabe (Egypte-Algérie) suivi d’un autre classique de
l’Afrique de l’Ouest (Nigeria-Mali).
Mohamed Bouchama - Alger (Le Soir) - Même en jeunes catégories, un derby
Egypte-Algérie fait partie des matchs à sensation. Celui qui se jouera,
cet après-midi à Mbour ne devrait pas déroger à la règle qui fait des
confrontations algéro-égyptiennes des empoignades où le sportif est
souvent débordé par la passion. Loin de leurs pays, sur un terrain
neutre, les deux sélections vont devoir se contenter d’une simple mais ô
combien importante bataille de jeu à onze. L’objectif en commun étant de
glaner les trois premiers points si précieux pour espérer dompter les
deux autres antagonistes du groupe, Mali et Nigeria en l’occurrence, qui
postulent aussi pour les deux sésames donnant accès aux demi-finales.
C’est dire l’enjeu capital de cette première sortie pour les deux teams
qu’une parité dans l’issue finale de cette joute n’éliminerait si bien
que leurs chances s’amenuiseraient devant deux des principaux favoris de
la compétition. Une adversité qui risque de jouer des tours aux poulains
de Schürmann, très peu habitués à s’exposer extra-muros. Hormis le test
face aux Aiglons de Carthage, le 17 novembre dernier à Tunis, les
équipiers de Zakaria Haddouche n’ont pas un vécu semblable à celui des
élèves de Houssam El-Badry, leurs adversaires de cet après-midi.
L’ancien coach d’El-Ahly du Caire dispose, en effet, d’éléments assez
aguerris par les expéditions africaines effectuées au sein de leurs
clubs respectifs. Contrairement aux Algériens qui s’étaient qualifiés à
cette phase finale suite à une double confrontation livrée, Ebola
oblige, à Blida contre la Sierra Leone, les petits Pharaons ont gagné
leur billet en l’emportant face à l’Ouganda (4-0 à Alexandrie et 1-2 à
Kampala).

Le poids des convalescents
Dans le registre des forces en présence, les deux teams renferment de
talentueux joueurs. Le groupe de Schürmann est composé essentiellement
de l’USMA (4), l’ASO et l’ESS (3 joueurs chacun). Trois clubs habitués
aux compétitions africaines. Ceci dit, il faut préciser qu’un certain
nombre de joueurs algériens retenus pour le voyage de Dakar relèvent de
blessures. Citons Derfalou, Ferhat, Abdelaoui et autre Chita. Des
pièces-maîtresses sur lesquelles le technicien suisse a construit son
système de jeu depuis qu’il est sélectionneur. Et ce n’est pas
l’affirmation du DTN, Tewfik Kourichi, qui «pense que les blessés (Derfalou
notamment) ont repris un peu leur force» qui rassurera grand-monde. Sur
les terrains de la CAN, au Sénégal, il faudrait des éléments «aptes à
100%», comme le rappelait à chaque fois l’ancien coach du FC Sion. Or,
le quatuor précité n’est même pas à 50% de ses moyens. Un médecin
fédéral, interrogé sur la forme avec laquelle les deux éléments envoyés
à Aspetar (Qatar) pour se soigner a confié que «seul Chita est
physiquement apte. Je ne sais quel sera son véritable rendement sur le
terrain, mais je vous assure qu’il est complètement rétabli. Par contre,
Derfalou n’est pas en mesure de fournir plus d’un quart d’heure d’un
match», a-t-il révélé. Ces carences, qui s’ajoutent à une préparation
moyenne sur le plan du contenu, devraient inciter le sélectionneur des
olympiques algériens à plus de modestie quand il leur était demandé quel
sera l’objectif de l’EN lors de ce tournoi panafricain qualificatif pour
les JO de Rio de Janeiro. Schürmann mais aussi le DTN, Tewfik Kourichi,
ont recentré le débat en affirmant que l’objectif est «réalisable». Pour
Schürmann «il faut rester concentrés et aborder la compétition avec un
esprit de gagneur pour aller le plus loin possible dans le tournoi et
atteindre nos objectifs», tandis que Tewfik Kourichi «c'est celui qui
est le mieux préparé et celui qui est prêt le jour de la compétition,
qui à beaucoup plus de chances de réaliser des résultats positifs». Des
ambitions qui risquent de buter sur la réalité du tartan du stade
Caroline-Faye de Mbour. A moins que Ferhat et Cie n’apportent l’agréable
contradiction.
M. B.

Categorie(s): sports

Auteur(s): M. B.

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