CÉLÉBRATION DU 50e ANNIVERSAIRE DE L’INDÉPENDANCE DE L’ALGÉRIE À BRUXELLES: Si la résistance m’était racontée

Lesoir; le Mercredi 12 Decembre 2012
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De notre bureau de Bruxelles,
Aziouz Mokhtari
Sud-Nord Evolution (Lille-France), les Toiles du Maghreb, le Centre
culturel arabe de Bruxelles en association avec les Amitiés
belgo-algériennes ont concocté un programme varié pour rester dans la
célébration du 50e anniversaire de l’indépendance. Pendant que
l’Association Interface, présidée par Brahim Aloua, organisait une
rencontre à la Maison Algérie, à Bruxelles, avec des moudjahidine
résidant actuellement en Belgique... Les témoignages de ces résistants
anti-colonialistes et les questions des citoyens dans une ambiance
détendue, agréable ont débouché sur un projet intéressant. Un programme
régulier de ce type de rencontres a été établi pour permettre une
meilleure connaissance et de bonnes lectures de la guerre d’indépendance
de l’Algérie. Juste après, c'était au tour du Centre culturel arabe de
la capitale européenne d’arbitrer un programme varié consacré à
l’Algérie. Une exposition thématique consacrée à l’Emir Abdelkader
attire, bien évidemment, les curiosités et emporte l’adhésion. Elle est
articulée autour de quatre axes : les sites militaires fondés par
l’Emir, la spiritualité du disciple de Ibn Arabi, la philatélie qui lui
est dédiée en Algérie et en France, et une bande dessinée de l’Enag.
L'initiative est à mettre à l’actif de Nadira Selhami, présidente de
Toiles du Maghreb. Les présents à la manifestation culturelle ne
pouvaient pas ne pas croire. Comment le peut-on ? Fawzi Saïchi (Rmimez
pour ceux qui le connaissent et ceux qui ne le connaissent pas), Yazid
Khodja et Nasredine Guenifi. Ce dernier m’apprend — cela fait vingt ans
que je ne l’ai pas rencontré — que son adaptation au cinéma de l’œuvre
Le camp de Abdelhamid Benzine a été retenu par la commission ad hoc.
C’est une bonne pioche que de mettre à l’écran un témoignage essentiel
de Si Abdelhamid Benzine, «taâ» Alger républicain... Des problèmes
techniques, il et vrai, ont empêché de lire le sous-titrage en français
du long-métrage de Yazid Khodja (Si M’hand ou M’hand). Le poète de la
Kabylie et de toute l’Algérie a quand même capté les gens. Des Marocains
du Rif et des Q’bail dialna, immigrés, ne maîtrisant pas ou pas du tout
ni l’arabe dialectal ni le tamazight, ont tenu à rester, à comprendre, à
suivre le film jusqu’au bout. Promesse de Y. Khodja et des responsables
d’associations de montrer, une autre fois, mais engagement ferme, Si
M’hand ou M’handsous-titré dans la langue accessible, par tous, ici, le
français. Notre ami Djamel Allam n’a pas pu, pour ce qui le concerne,
présenter son documentaire Banc public pour des considérations d’ordre
technique, aussi. qu’à cela ne tienne, pourtant. Ceux qui ont fait le
déplacement au Centre culturel arabe ont pu rencontrer le chanteur et
apprécié sa bonne humeur. Il est vrai que tout ce beau monde a été
frustré de ne pas regarder Banc public, ne serait-ce que pour découvrir
Allam réalisateur. Djamila Boupacha de Caroline Huppert a été, par
contre, projeté. A la grande satisfaction du public. Si Picasso a aimé
Boupacha, c’est qu’elle avait, quand même, une dimension que d’autres
—hommes ou femmes — n’avaient pas. En plus, bien sûr, du fait qu’elle
est une héroïne, une vraie, une mythique de l’indépendance de l’Algérie.
Un grand merci donc pour Ali Bouhoud de Sud-Nord Evolution, cette
association lilloise si proche de Bruxelles et si active. C’est grâce à
Nord-Sud Evolution qu’il y a eu démembrement d’activités culturelles et
que le Centre arabe de Bruxelles a accueilli Yazid Khodja, Djamed Allam,
Fawzi Saïchi et Nasredine Guenifi et que Si l’Emir m'était conté et
Djamila Boupacha ont été vus.
A. M.

Categorie(s): culture

Auteur(s): A. M.

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