CHRONIQUE D'AKBOU: Une histoire à revisiter

Lesoir; le Jeudi 29 Novembre 2012
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Sur les hauteurs d’Akbou, dans la jeune commune déshéritée de Chellata, au village d’Ighil Oumced, on trouve les vestiges historiques de la ville : Lanfacta ou Lopidum Lanfactance, totalement détruite par le général romain Théodose lors du soulèvement populaire au troisième siècle a. p. J.-C. sous la houlette du prince berbère Firmus. Il y a bientôt deux décennies que le site a été repéré, par un effet du hasard. Les autorités locales mises au courant n’avaient même pas réagi, même par une visite sur le terrain ! C’était grâce à l’effort des habitants du village, avec des moyens rudimentaires qu’une multitude d’objets avait été récupérée, il s’agit de stèle tombale à trois motifs, des colonnes, des pierres de taille et d’une statut étêtée semblable à celle exposée au musée de Guelma. C’est dans le cadre de la réécriture de notre histoire totalement décolonisée que j’interpelle les responsables du secteur, au premier rang la ministre de la Culture, pour une aide matérielle et humaine afin d’exhumer tous les trésors enfouis sous terre et préserver le site des méfaits du temps et des hommes ! Votre apport sera certainement bénéfique sur le plan historique et économique. La région retrouvera un souffle salvateur, grâce aux activités annexes que le site engendrera. Comme j’écris sur le village d’Ighil, je ne peux taire l’héroïsme de Fadhma Ibaliiden lors de la révolution de 54 ; elle fut l’une des premières femmes à être larguée par hélicoptère et mourir pour la patrie.
Medjahed Larbi, professeur ingénieur

Categorie(s): voxpopuli

Auteur(s): lesoir

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