CONSEIL D’ASSOCIATION UNION EUROPÉENNE-ALGÉRIE: Le marathon bruxellois de Mourad Medelci

Lesoir; le Mercredi 5 Decembre 2012
2

De notre bureau de
Bruxelles, Aziouz Mokhtari
C’est le 7e round, de la haute instance de dialogue cadrée par
l’accord d’association, signé entre les deux entités. La rencontre
d’aujourd’hui et de demain (mercredi et jeudi) devrait aborder la
coopération «bilatérale» et sa promotion. La délégation algérienne
conduite par Mourad Medelci, ministre des Affaires étrangères, aura un
programme chargé lors de cette incursion en capitale belgo-européenne.
Cette session annuelle fera, évidemment, le bilan des résultats que les
deux parties considèrent «positifs» réalisés dans les nombreux domaines
de la coopération. Le sous-comité au dialogue politique, sécurité et
droits de l’Homme, les avancées dans le démantèlement tarifaire, la
recherche scientifique, l’innovation et la convention pan-euroméditerranée
que l’Algérie a signée et relative aux règles préférentielles, sont
autant d’axes des pourparlers entre les deux parties. La délégation
algérienne entamera, toutefois, ses activités par une rencontre avec le
ministre belge des Affaires étrangères au Palais d’Egmont, lieu
hautement chargé de symboles en Belgique. Le lendemain jeudi, Medelci
sera reçu par M. Martin Schulz, président du Parlement européen (PE). Un
point de presse est prévu à l’issue de cette rencontre. Ce n’est que
jeudi après-midi, en fait, que les travaux du conseil d’association
débuteront au Justus Lupsius, siège habituel de l’institution. La visite
marathon de Medelci à Bruxelles a été précédée, relevons-le, par le
voyage de Mme Catherine Ashton en Algérie, il y a quelques semaines. Nul
doute que les réglages idoines pour relancer le processus de
négociations du conseil d’association ont été huilés lors de cette
escale algéroise de la relex d’Europe. Le problème malien sera, c’est
l’évidence même, abordé loin de ces conciliabules tant avec Mme Ashton
qu’en coulisses bruxelloises. La position algérienne connue et faisant
de plus en plus consensus en Europe où les partisans de la guerre qui
ont tu, ces derniers temps, leurs voix et les bruits de leurs bottes se
font discrets, n’ont, cependant, pas renoncé. Il est à relever, enfin,
que la partie européenne négocie avec l’Algérie dans un climat de
confiance. Bruxelles et Alger avancent à un rythme que les deux parties
veulent voir plus intense. Nous y reviendrons
A. M.

Categorie(s): actualités

Auteur(s): A. M.

Commentaires
 

Vous devez vous connecter avant de pouvoir poster un commentaire ..