CONSÉQUENCE DE LA CHUTE DES COURS DU PÉTROLE: Benkhalfa parle de gel et pas d’annulation des projets

Lesoir; le Samedi 28 Novembre 2015
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Le gouvernement joue sur les mots pour tenter
d’atténuer des effets de la dégringolade des cours de l’or noir appelée
à s’inscrire dans la durée, sur la cadence de réalisation des projets
publics.
Ainsi, le ministre des Finances se joint à ses pairs de l’exécutif pour
s’adonner à ce laborieux exercice. Pas d’annulations de projets mais
simplement de «gel» de projets publics, a-t-il estimé, avant-hier jeudi
au Sénat.
Abderrahmane Benkhalfa, qui s’exprimait en marge d’une séance de
questions orales à la Chambre haute du Parlement, a soutenu qu’«aucun
projet n’a été annulé, ni supprimé. Il s’agit seulement de reporter la
réalisation de ces projets en attendant que les ressources financières
du pays retrouvent leur niveau». Un ajournement qui n’a concerné, a-t-il
tenu à préciser, que les projets relevant de secteurs «complémentaires»,
puisque ceux des secteurs sensibles qui ont une «lourde charge sociale»
tels ceux de l’éducation et de la santé sont maintenus.
Autre précision du ministre des Finances, les projets gelés sont ceux
dont les études n’ont pas encore été lancées, avec comme objectif,
a-t-il ajouté, d’engranger des plus-values sur le budget de l’Etat
lourdement affecté par cette chute des prix du pétrole avec une baisse
de près de la moitié de ses revenus d'exportations des hydrocarbures.
«Tous ces projets sont gelés momentanément et ne sont pas annulés. Nous
allons tous les relancer quand la situation financière du pays
s'améliorera», a-t-il, par ailleurs, répliqué à la même préoccupation
exprimée par un sénateur.
M. K.

Categorie(s): actualités

Auteur(s): M. K.

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