COOPÉRATION: L’impératif sécuritaire rapproche Alger et Tunis

Lesoir; le Mardi 4 Decembre 2012
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La situation sécuritaire régionale incite l’Algérie et la Tunisie à envisager une coopération accrue, notamment en matière de sécurisation de leur frontière commune. Hier, lors d’une conférence conjointe avec son homologue tunisien, Mourad Medelci a annoncé la tenue, avant la fin de l’année, de rencontres bilatérales entre les responsables des secteurs de la défense et de l’Intérieur des deux pays.
Sofiane Aït Iflis - Alger (Le Soir) - Ces réunions bilatérales seront, a expliqué Medelci, des espaces de concertations autour des mécanismes à même de sécuriser et de développer les frontières communes. Le ministre algérien des Affaires étrangères a affirmé dans ce sens qu’«il y a une volonté de la part des responsables des ministères de la Défense et de l’Intérieur des deux pays de relancer la coopération bilatérale». La visite du chef du gouvernement tunisien, Hamadi Jebali, en Algérie constitue un prélude à cette coopération. En témoigne d’ailleurs la forte délégation ministérielle qui l’accompagne. Bonnes sans être parfaites, les relations algéro-tunisiennes dans le domaine sécuritaire ne devraient pas cependant souffrir de quelques mauvais aléas. Les rencontres d’avant la fin de l’année entre les responsables des deux pays chargés de la sécurité sont parties donc pour déboucher sur des engagements pratiques. C’est ce qui est attendu des visites en Algérie de hauts responsables des deux secteurs, défense et intérieur, accompagnés des walis des régions frontalières. Mourad Medelci a précisé que la sécurité et la stabilité au Maghreb et dans la région du Sahel constituent les priorités de l’heure. Inscrite au plus haut niveau, la coopération sécuritaire entre l’Algérie et la tunisie devra, a ajouté Medelci, concerner aussi bien la lutte contre le terrorisme, la sécurisation des frontières contre le trafic d’armes, de drogue, de marchandises et d’argent. Sur un autre volet, l’Algérie et la Tunisie se sont mises d’accord pour actualiser l’accord d’établissement paraphé en 1963. Une actualisation qui devra permettre d’améliorer la situation de la communauté algérienne établie en Tunisie et de celle tunisienne établie en Algérie. A ce propos, les choses semblent s’accélérer puisqu’une rencontre est prévue dans les semaines à venir. Il s’agira d’élaborer un projet dans ce sens. Au plan économique, les deux pays cherchent à diversifier leur coopération, tout en renforçant celle qui les lie dans le domaine des hydrocarbures. Mourad Medelci a considéré à ce propos qu’il faudrait une consolidation permanente de l’infrastructure pour faciliter le travail des opérateurs des deux pays. Le ministre algérien des Affaires étrangères pense au développement des transports terrestre et ferroviaire. Au plan international, les deux ministres algérien et tunisien des Affaires étrangères ont fait valoir une convergence de vues sur les conflits dans la région et dans la sphère arabe. En témoigne l’affirmation du ministre tunisien des Affaires étrangères, Rafik Abdessalem : «Ce qui se passe au Mali est inquiétant et engendre des problèmes en Tunisie comme en Algérie.» Rafik Abdessalem a souligné la volonté de son pays de coopérer avec l’Algérie pour faire face à cette situation.
S. A. I.

Categorie(s): actualités

Auteur(s): S. A. I.

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