CRISE AU MALI : Washington appuie la position algérienne

Lesoir; le Samedi 8 Decembre 2012
2

Les Etats-Unis appuient la position algérienne concernant la gestion de crise au Mali. C’est ce que le secrétaire d’Etat-ajoint américain, William Burns, reçu jeudi par le président de la République, a déclaré : «Les Etats-Unis appuient la position leader de l'Algérie en faveur de la promotion du dialogue politique entre le gouvernement malien et les Touaregs du Mali», a indiqué M. Burns lors d'un point de presse organisé au siège de l'ambassade américaine à Alger. Cela, même si le responsable américain n’a pas écarté le fait que son pays appuierait une éventuelle intervention militaire africaine dans le nord du Mali, en indiquant qu’ «une force multinationale sous contrôle africain soutenue par la communauté internationale pourrait s'avérer nécessaire». Néanmoins, «nous continuons de favoriser une coordination des efforts en vue d'accélérer les discussions politiques au Mali et nous savons que l'Algérie a un rôle à jouer en la matière», a souligné M. Burns. Pour faire face aux problèmes sécuritaires qui se posent à la région, le secrétaire d'Etat-adjoint américain a indiqué que les Etats- Unis sont en faveur d'une coopération accrue avec le gouvernement par intérim du Mali et tous les pays de la région en matière de lutte contre le terrorisme, se félicitant de la «détermination» de l’Algérie à œuvrer en ce sens. Selon William Burns, l’Algérie et les Etats-Unis «partagent la même inquiétude sur l'instabilité au Mali et ses effets négatifs sur la sécurité régionale et nous appelons tous les voisins du Mali à augmenter leurs patrouilles frontalières pour couper le flux des armes, de la drogue, du carburant et des combattants au Mali». Selon lui, il faut tenir compte de l'ensemble des problèmes de ce pays, dont le Nord est occupé par des groupes islamistes extrémistes tel Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) qui y appliquent brutalement la loi islamique. Parmi eux, les problèmes humanitaires de déplacements de populations, les problèmes politiques intérieurs entre Bamako et ses populations du nord, dont certaines sont tentées par une sécession, et le processus de sécurisation régionale. «Une stratégie réussie doit tenir compte de toutes ces dimensions», a souligné M. Burns.
C. B / Agences

Categorie(s): actualités

Auteur(s): C. B / Agences

Commentaires
 

Vous devez vous connecter avant de pouvoir poster un commentaire ..